Y a-t-il un lien entre la COVID-19 et la dysfonction érectile ?

Une statue de lion porte un masque à New York.
Timothy A. Clary Agence France-Presse Une statue de lion porte un masque à New York.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le Courrier du coronavirus » du 16 mai 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

Il semblerait que oui. Des dizaines d’études indiquent aujourd’hui que les problèmes d’érection figurent parmi la pléthore de symptômes étranges que provoque la COVID-19.

Très tôt durant la pandémie, ce problème est apparu sur le radar des médecins. Une étude italienne de 2020 parlait alors d’un risque six fois plus élevé de souffrir de ce trouble après une infection.

Selon une étude plus récente de l’Université de Miami, le risque de problèmes érectiles augmenterait de 20 % pour quelqu’un qui aurait contracté la COVID-19.

Les scientifiques y voient en fait une conséquence d’un problème plus large. Ce mal intime serait en quelque sorte le signal d’alarme d’un problème au sein de l’ensemble de la circulation sanguine des patients. Les scientifiques s’accordent déjà sur les conséquences néfastes du coronavirus sur le système vasculaire et cardiaque.

« Les médecins devraient être conscients que, si les hommes se plaignent d’un dysfonctionnement érectile après une infection [au coronavirus], il pourrait y avoir un problème vasculaire sous-jacent », a ainsi expliqué l’un des spécialistes de la question, le Dr Ranjith Ramasamy, dans une allocution disponible en ligne.

Cette complication dure parfois jusqu’à six mois après une infection et pourrait se traduire à terme par un malaise cardiaque, a-t-il précisé, invitant les médecins à un suivi plus rapproché de leurs patients.

D’autres causes sont également montrées du doigt par les recherches internationales. La perte de l’odorat et du goût — fortement associés à l’excitation sexuelle — pourrait jouer un rôle dans la diminution du désir, ont notamment relevé des chercheurs italiens.

Certaines études mettent en lumière une chute importante de la testostérone chez les patients malades pour expliquer la dysfonction érectile.

 

Peu importe la cause, quelques agents publicitaires ont utilisé cet argument afin d’encourager la population à se faire vacciner.

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