En photos | Un hôpital volant

Tous les milieux hospitaliers du Québec ont dû conjuguer avec des éclosions de COVID-19 depuis deux ans… sauf un, unique dans la province, qui a su survoler indemne les six déferlantes de la pandémie sur le système de santé québécois : l’avion-hôpital d’EVAQ, le programme d’évacuations aéromédicales du Québec, qui vise à rendre accessibles les soins les plus poussés même dans les régions les plus éloignées.
 

1 En cas de complications, les équipes d’EVAQ peuvent intuber des patients en plein vol, voire procéder à des opérations mineures. Renaud Philippe Le Devoir
2 Les membres d’EVAQ ont l’obligation de se rendre à l’aéroport en 50 minutes ou moins dès la réception d’un appel d’urgence, peu importe l’heure du jour ou de la nuit. Renaud Philippe Le Devoir
3 Sur le tarmac de l’aéroport, l’équipe d’EVAQ prend en charge un patient atteint de la COVID-19. « Au tout début, nous ne savions pas vraiment quand la COVID allait exploser dans les régions, se rappelle le Dr Simon Kind. Et nous, notre job, c’est les régions. » Renaud Philippe Le Devoir
4 Les équipes médicales locales doivent stabiliser les patients qu’elles confient à l’EVAQ avant de les faire monter dans l’appareil. « Tant que le patient est instable, il ne monte pas à bord », indique le Dr Étienne Boiteau. Renaud Philippe Le Devoir
5 Les patients attendent que l’avion d’EVAQ atterrisse sur le tarmac. Renaud Philippe Le Devoir
6 Le transfert des patients s’effectue souvent en quelques minutes. L’avion atterrit, les deux équipes échangent de l’information sur le malade, puis l’appareil repart aussitôt. Renaud Philippe Le Devoir
7 Le schéma d’un avion d’EVAQ préparé pour faire face à la COVID-19. Le système de ventilation des appareils dispose de filtres depuis le début de la pandémie. « C’est comme si l’avion portait un masque », explique l’infirmière Mélanie Gosselin. Renaud Philippe Le Devoir
8 L’an dernier, 700 missions réalisées par l’avion-hôpital concernaient des urgences cardiaques. C’est Sept-Îles qui a le plus sollicité les services d’EVAQ, avec 255 demandent d’aide en 2020-2021. Renaud Philippe Le Devoir
9 Le Dr Simon Kind révise le dossier d’un patient à bord de l’appareil. « Nous travaillons avec des médecins qui veulent aller au front, qui sont prêts, qui veulent se battre », explique-t-il. Renaud Philippe Le Devoir
10 « Nous avons mis du tape par terre pour délimiter les zones, explique l’infirmière Mélanie Gosselin. Les trois quarts de l’avion sont en zone chaude, le tiers est en zone tampon et tout l’avant de l’avion, le cockpit, est en zone froide. » Renaud Philippe Le Devoir
11 On voyage léger dans un avion-hôpital. On voit ici l’équipement d’EVAQ et les effets personnels d’un patient devant la porte de l’Hôtel-Dieu de Québec. Renaud Philippe Le Devoir
12 « Quand nous partons en mission, nous ne savons jamais vraiment quand nous reviendrons, raconte l’infirmière Mélanie Gosselin. Parfois, ça peut finir tard. Mais en même temps, c’est une mission tellement stimulante ! » Renaud Philippe Le Devoir
13 « Chaque fois que nous transférons un patient, c’est que ça ne va pas bien, explique le Dr Étienne Boiteau. Quand je vois l’avion qui décolle, j’éprouve un certain soulagement. » Renaud Philippe Le Devoir

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