Santé - Le taux de survie après un infarctus est plus faible qu'on ne croyait

Toronto — Une étude récente montre que le taux de survie des patients qui ont subi un infarctus est beaucoup moins important que ce que semblaient indiquer les résultats d'essais cliniques effectués antérieurement.

Cette étude, menée par l'Institute for Clinical Evaluative Sciences, à Toronto, a permis d'examiner les dossiers de 38 000 patients ontariens hospitalisés pour des problèmes cardiaques entre 1994 et 1997. Les conclusions ont été publiées dans l'édition du mois d'août de la publication Archives of Internal Medicine.

Les résultats de l'étude montrent que 33 % des patients cardiaques sont morts dans l'année suivant leur hospitalisation. La proportion grimpe à 40 % pour les patients âgés de 75 ans et plus, mais tombe à 14 % pour ceux qui avaient moins de 50 ans.

Pourtant, des études précédentes fixaient la proportion de décès survenus durant l'année suivant une hospitalisation pour maladie cardiaque entre 8 et 13 %, seulement.

«Le pronostic est bien pire que ce qu'on trouve dans les études cliniques», a conclu le Dr Philip Jong, directeur de la recherche menée à Toronto.

«Il s'agit d'une sonnette d'alarme, qui nous rappelle l'importance d'accorder autant de soins aux patients cardiaques plus âgés qu'aux plus jeunes», a fait valoir de son côté le Dr Peter Liu, cardiologue à l'Hôpital général de Toronto et codirecteur de la recherche.

Environ 150 000 Canadiens meurent chaque année à la suite d'une maladie cardiaque.