Le Québec compte 13 décès de plus liés à la COVID-19 et 122 nouvelles hospitalisations

Valérian Mazataud Le Devoir

Le Québec a annoncé mercredi une hausse de 122 hospitalisations liées à la COVID-19, dont 16 aux soins intensifs, ainsi que 13 nouveaux décès.

En tout, ce sont donc 2060 personnes qui sont hospitalisées avec le virus, dont 83 aux soins intensifs. Cette hausse survient alors qu’une sixième vague pandémique frappe le Québec.

Devant une détérioration de la situation sanitaire liée à la COVID-19 au Québec, le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, tiendra mercredi à 13h00 une conférence de presse pour faire le point.

Selon la charte fournie par le ministère de la Santé, le nombre d’hospitalisations de mercredi correspond au quatrième palier de délestage.

Il faut cependant noter que parmi les personnes hors soins intensifs, ce ne sont que 45 % qui ont la COVID-19 comme diagnostic principal. Aux soins intensifs, cette proportion atteint 71 %.

Pour ce qui est de la propagation dans la population, le ministère signale 3515 nouveaux cas, mais ce chiffre est en deçà de la réalité, comme l’accès à des tests PCR est restreint.

Parmi les analyses PCR effectuées, ce n’était pas moins de 16 % qui étaient positives.

La vaccination, elle, suit tranquillement son cours, alors que 2977 personnes ont reçu leur troisième dose mardi. Au total, 87 % des Québécois de 5 ans et plus sont adéquatement vaccinés, et 54 % sont allés chercher leur dose de rappel.

Le ministère estime que ne pas être vacciné donne quatre fois plus de chance de se retrouver à l’hôpital, et huit fois plus de chance d’aller aux soins intensifs.

Mardi, le Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) a renforcé d’un cran sa position sur cette dose de rappel en recommandant désormais fortement aux adultes âgés de 18 à 49 ans de la recevoir. L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, a expliqué qu’une dose de rappel faisait passer l’efficacité du vaccin contre les conséquences graves de la maladie à plus de 90 %.

Les adolescents âgés de 12 à 17 ans qui sont susceptibles de présenter un risque élevé de conséquences sévères de la COVID-19, dont ceux qui sont immunodéprimés, de même que ceux qui résident dans des milieux de vie collectifs ou qui font partie de communautés racialisées ou marginalisées touchées de manière disproportionnée par le virus, font l’objet de la même recommandation du CCNI.

Dans un communiqué publié vendredi dernier, le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) recommandait que certaines clientèles reçoivent une dose de rappel de vaccin à ARN messager contre la COVID-19 trois mois ou plus après la dernière dose de vaccin reçue.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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