Des effets limités pour la campagne du ministre Carmant auprès des non-vaccinés

« Nous voulons aller à la rencontre des gens sur le terrain pour leur expliquer les bienfaits de la vaccination, en utilisant une approche positive », avait déclaré le ministre Lionel Carmant.
Graham Hughes La Presse canadienne « Nous voulons aller à la rencontre des gens sur le terrain pour leur expliquer les bienfaits de la vaccination, en utilisant une approche positive », avait déclaré le ministre Lionel Carmant.

La campagne de sensibilisation du ministre Lionel Carmant auprès des non-vaccinés a connu des résultats partagés. Depuis son lancement, à la fin janvier, 27 142 personnes sur le demi-million de Québécois toujours réfractaires à l’immunisation se sont fait vacciner.

Le 24 janvier dernier, le gouvernement dévoilait une nouvelle stratégie destinée à atteindre les non-vaccinés. « Nous voulons aller à la rencontre des gens sur le terrain pour leur expliquer les bienfaits de la vaccination, en utilisant une approche positive », avait déclaré Lionel Carmant.

Ce dernier se donnait jusqu’à jeudi pour évaluer les résultats de la campagne, qui prévoyait notamment l’ouverture de cliniques sans rendez-vous dans des quartiers ciblés partout au Québec et la création d’une ligne téléphonique consacrée aux indécis.

« On se donne jusqu’au 31 mars. Et si jamais ça fonctionne très bien, après, on verra », avait déclaré le ministre Carmant sans se donner de cibles précises à atteindre.

Depuis, le nombre de Québécois adultes non vaccinés est passé de près de 540 000 à 510 769.

Efforts concentrés à Montréal

Comme annoncé en janvier, la nouvelle stratégie a surtout touché les quartiers à faible couverture vaccinale de la région de Montréal, indique le ministère de la Santé. La Santé publique a notamment ouvert un site de vaccination éphémère au CLSC Sainte-Catherine.

Des actions ont également ciblé des régions comme le Bas-Saint-Laurent, où des cliniques de vaccination mobiles ont permis l’administration de 757 doses de vaccin en février et en mars.

Un peu partout au Québec, des activités de vaccination ont eu lieu en entreprise, dans les centres d’achats, dans des dépanneurs, des stations-service et même des centres de ski.

Et maintenant ? Ces actions seront-elles prolongées ? L’entrée en scène de la sixième vague risque de le justifier, indique le cabinet du ministre Carmant.

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