Les vaccinés moins hospitalisés que les non-vaccinés durant la vague Omicron

Depuis l’arrivée d’Omicron au pays, début décembre, plus de 2 millions de Québécois ont été infectés par la COVID-19. Les données réelles montrent que les risques d’hospitalisation pour les individus vaccinés sont demeurés très faibles.

Au sommet de cette cinquième vague, lors des premiers jours de janvier, plus de 2000 personnes entraient chaque semaine dans les hôpitaux pour être soignées pour la COVID-19. C’est deux fois plus que lors des pires moments des vagues précédentes.

Si l’on compare les taux d’hospitalisation sur toute la durée des poussées de contamination, la cinquième vague se compare à la deuxième, la plus meurtrière jusqu’à ce jour.

Cette deuxième vague (entre le 23 août 2020 et le 20 mars 2021) a provoqué 122 hospitalisations pour 100 000 infectées chez les femmes, et 163 hospitalisations pour 100 000 infectés chez les hommes. Lors de la cinquième vague, ce sont plutôt 137 hospitalisations pour 100 000 femmes et 160 hospitalisations pour 100 000 hommes qui ont été enregistrées. Autrement dit, la vague Omicron a été aussi grave pour nos hôpitaux que la deuxième vague, mais durant une période bien plus courte.

Le taux de mortalité de cette cinquième vague est assurément moins important que lors des autres vagues. Depuis le début de décembre 2021, il y a eu 27 décès d’hommes pour 100 000 personnes infectées et 15 décès de femmes pour cette même proportion.

En comparaison, la première vague avait fait 55 morts pour 100 000 infectées chez les femmes et 69 morts pour 100 000 infectés chez les hommes. Ces taux de mortalité n’avaient que légèrement décru lors de la deuxième vague.

Comme pour les premières vagues, les personnes de plus de 70 ans comptent pour la vaste majorité des personnes décédées. On ne compte que 10 décès au Québec chez les moins de 40 ans à cause d’Omicron.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 14 février 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

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