Quels sont les risques d’être réinfecté par la COVID-19 ?

Chaque contamination diminue tout de même le risque de complications graves dans l’avenir.
Marie-France Coallier Le Devoir Chaque contamination diminue tout de même le risque de complications graves dans l’avenir.

« L’efficacité d’une précédente contamination pour prévenir une réinfection est estimée à 90,2 % pour le variant Alpha, à 85,7 % pour le variant Beta, à 92 % pour le variant Delta et à 56 % pour le variant Omicron », indique une récente étude parue dans le New England Journal of Medicine.

Ces données ne concernent pas les infections dues à Omicron, celui-ci étant trop nouveau dans le paysage médical. « On peut s’attendre à ce que [la protection conférée par Omicron] soit un peu meilleure », suppose Alain Lamarre, spécialiste en immunologie à l’Institut national de la recherche scientifique. « Omicron contre Omicron va être meilleur que Delta contre Omicron », dit-il, car les anticorps développés contre un variant protègent naturellement contre ce même variant.

Les risques d’infection sont toutefois fort possibles à long terme. « Un coronavirus, c’est un virus qui protège peu. Seulement quatre coronavirus causent des rhumes et, chaque année, on peut être infecté », note M. Lamarre.

Chaque contamination diminue tout de même le risque de complications graves dans l’avenir. « La protection offerte par les précédentes infections contre les hospitalisations ou la mort lors d’une réinfection semble robuste, peu importe le variant », mentionne l’étude qui a analysé des milliers de patients.

D’ailleurs, une personne infectée et guérie n’a pratiquement rien à craindre pendant un ou deux mois. La réinfection « dans un délai de 60 à 90 jours » est « extrêmement peu probable », a précisé la semaine dernière le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, préférant tout de même jouer de prudence. « Le risque existe toujours. Le risque est calculé, toutefois. Tout le monde doit faire partie de l’équation. […] Si tout le monde allait chercher sa dose de rappel, on n’aurait plus de soucis. »

« Après ce temps-là, c’est maintenant recommandé d’aller chercher sa troisième dose », conseille également Alain Lamarre.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 14 février 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.



À voir en vidéo