Les personnes infectées par la COVID-19 auraient acquis une protection plus robuste que celle conférée par deux doses

Contracter la COVID-19 « semble » protéger davantage contre les réinfections que recevoir deux doses de vaccin, indique l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans un avis publié tout récemment. Qui plus est, deux doses et une infection confèrent la meilleure immunité possible, selon ce que la science peut affirmer jusqu’à maintenant.

Une « revue systématique des études » comparant la protection conférée par une infection avec celle découlant de la vaccination « semble » indiquer que contracter la COVID-19 s’avère plus efficace que deux doses de « différents vaccins » pour prévenir une réinfection grave. Cette analyse a toutefois été réalisée avant l’arrivée d’Omicron.

Les taux d’anticorps « les plus élevés » ont été trouvés chez les personnes préalablement infectées qui ont ensuite reçu deux doses de vaccin, a ainsi indiqué le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) le 28 janvier dernier.

L’immunité acquise à la fois par les vaccins et par l’infection à Omicron est efficace « contre l’ensemble des variants connus à ce jour », poursuit-on.

« On ne sait pas si une troisième dose de vaccin administrée à un individu ayant déjà eu l’infection et étant vacciné avec deux doses augmentera davantage la réponse immunitaire », note également le CIQ.

Le comité d’experts souligne qu’il est encore trop tôt pour établir le degré de protection offert uniquement par une infection avec Omicron.

Quant à l’infection naturelle, elle produit des anticorps qui persistent chez les personnes rétablies « jusqu’à 12 mois » après que la maladie a été contractée.

L’INSPQ ne recommande pas d’obtenir une troisième dose si l’on a déjà atteint le plafond d’immunité acquis avec deux doses et une infection. « Attendre l’arrivée de nouveaux vaccins offrant une gamme de protection étendue serait la meilleure option dans ce cas. »

Pfizer a déclaré qu’il pourrait disposer de 100 millions de doses d’un vaccin adapté aux variants dès le mois de mars.

Moderna l’emporte sur Pfizer

Par ailleurs, le vaccin Moderna est plus efficace que son concurrent de Pfizer pour prévenir les hospitalisations, selon une étude revue par les pairs et parue dans le Journal of the American Medical Association.

 

La proportion d’infections et d’hospitalisations est plus faible chez l’individu avec deux doses de Moderna, attestent les chercheurs. La protection contre les décès est toutefois très similaire pour les deux vaccins.

À un régime de deux doses, Moderna l’emporte encore pour prévenir les symptômes de la maladie, selon une étude différente publiée en décembre dans le New England Journal of Medicine.

Cette efficacité se chiffre à 96,3 % pour Moderna, contre 88,8 % pour Pfizer.

Ces études ont toutes été réalisées quand le variant Delta était dominant. Aucune donnée probante ne permet pour l’instant d’établir lequel des deux vaccins est le plus efficace contre Omicron.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 1er février 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

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