L'INSPQ constate plus de réinfections avec l’arrivée d’Omicron

Les réinfections ont atteint leur paroxysme du 26 décembre au 1er janvier; elles représentaient alors 3,2% des cas.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les réinfections ont atteint leur paroxysme du 26 décembre au 1er janvier; elles représentaient alors 3,2% des cas.

Si le phénomène de double infection était marginal depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’apparition du variant Omicron a changé la donne. Au Québec, le nombre de réinfections présumées a grandement augmenté depuis l’arrivée du variant, révèle un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Les réinfections ont atteint leur paroxysme du 26 décembre au 1er janvier ; elles représentaient alors 3,2 % des cas. Un mois auparavant, le taux de double infection était plutôt de 0,7 %, soit plus de quatre fois moins.

 

Cette flambée s’inscrit toutefois dans le contexte des records de cas positifs enregistrés à travers la province durant la même période, avec une moyenne de 15 595 cas quotidiens.

Un rapport de l’Imperial College London estime que le risque de réinfection avec le variant Omicron est 5,4 fois supérieur à celui du variant Delta. Par conséquent, la protection conférée par une infection antérieure contre une réinfection par le variant Omicron pourrait être aussi faible que 19 %.

Moins mortel

Malgré la forte augmentation du nombre de personnes réinfectées avec l’arrivée d’Omicron, l’INSPQ n’a pas observé d’augmentation de leur proportion au sein des patients admis à l’hôpital ou aux soins intensifs, ni de hausse des décès.

Parmi l’ensemble des cas de double infection recensés depuis le début de la pandémie, seulement 1 % ont nécessité une hospitalisation hors des soins intensifs, et 0,2 % sont décédés. Un peu moins du quart des personnes ayant été infectées de nouveau ont signalé avoir connu des symptômes.

Les réinfections ont également davantage touché les jeunes. La moitié des deuxièmes infections signalées entre le 26 décembre et le 1er janvier concernaient les 20 à 39 ans, et 30 %, les 40 à 59 ans.

On compte également 70 personnes qui ont contracté le virus à trois reprises.

La grande majorité des réinfections présumées (83,8 %) recensées depuis le 23 mai 2020 étaient survenues plus de 150 jours après la première infection.

 

Méthodologie

Conformément à la définition de l’INSPQ, une réinfection par le SRAS-CoV-2 est un nouvel épisode infectieux lié à ce virus chez un individu ayant été infecté au moins une fois par lui, avec ou sans manifestations cliniques au premier épisode ou aux épisodes subséquents. Chacun des épisodes doit avoir été confirmé par un test d’amplification des acides nucléiques (TAAN). « On parle de réinfection présumée lorsque le deuxième épisode de SRAS-CoV-2 est survenu au moins 90 jours après le début d’un premier épisode », explique l’Institut.


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