Omicron pourrait-il mener vers une immunité collective ?

Les espoirs sont grands pour que l’immunité acquise par Omicron nous conduise vers une immunité collective
Julian Stratenschulte Agence France-Presse Les espoirs sont grands pour que l’immunité acquise par Omicron nous conduise vers une immunité collective

Les personnes qui contractent le variant Omicron possèdent les anticorps pour contrer la souche Delta, selon une étude sud-africaine, un signe encourageant qui signifie que cette vague pourrait freiner la résurgence d’autres variants plus agressifs.

Les espoirs sont grands pour que l’immunité acquise par Omicron nous conduise vers une immunité collective en protégeant la population contre de nouveaux variants. Ces derniers ne sont pas connus, mais les premières données portant sur le variant Delta sont encourageantes.

En analysant les anticorps d’une trentaine de patients infectés par Omicron, les scientifiques estiment que tomber malade avec cette souche augmente de 14 fois la capacité de défense contre une réinfection contre ce tout dernier variant. Contre Delta, le potentiel de « neutralisation » augmente de 4,4 fois. Autrement dit, être infecté par Omicron « peut entraîner une capacité de réinfection moindre de Delta ».

À l’inverse, l’immunité acquise par Delta n’offre pas de solide protection contre Omicron, précise l’étude.

La pente à remonter pour le variant Delta risque donc d’être insurmontable pour qu’il redevienne dominant. Ces données indiquent également qu’un vaccin adapté à Omicron s’avérera efficace contre les autres souches du coronavirus.

« Avec les données émergentes indiquant qu’Omicron, à ce stade-ci de la pandémie, est moins pathogène que Delta, les résultats peuvent avoir des implications positives sur la diminution des conséquences sévères de la COVID-19 », conclut l’étude.

Parmi les participants à l’étude, plusieurs ont cependant été infectés par le passé et plus de la moitié ont été vaccinés. La neutralisation de Delta par les anticorps générés par Omicron pourrait ainsi en fait provenir de ces immunisations précédentes, nuancent les chercheurs dans leur publication qui n’a pas été révisée par les pairs.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 5 janvier 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.



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