Les personnes ayant été infectées par la COVID-19 devraient attendre avant la 3e dose

Une infection au SRAS-CoV-2 procure une protection «robuste», dit un document de l'INSPQ, et cette protection pourrait être plus durable que celle découlant de la vaccination, puisque les anticorps persistent plus longtemps.
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne Une infection au SRAS-CoV-2 procure une protection «robuste», dit un document de l'INSPQ, et cette protection pourrait être plus durable que celle découlant de la vaccination, puisque les anticorps persistent plus longtemps.

Les gens infectés par la COVID-19 avant d’avoir obtenu leur troisième dose de vaccin devraient attendre avant de prendre rendez-vous, le temps que les données scientifiques à ce sujet se précisent un peu, disent des experts.

C’est un scénario auquel risquent d’être confrontés plusieurs Québécois, au moment où le variant Omicron se propage à une vitesse fulgurante et que la campagne de vaccination provinciale n’avance pas assez vite au goût de certains.

«Malheureusement, les données scientifiques ne sont pas claires là-dessus, a résumé dans un courriel la docteure Cécile Tremblay, du CHUM. Il faut attendre les résultats d’études comparant la réponse immune de ces personnes vs la troisième dose. En attendant, il est préférable d’attendre.»

La docteure Caroline Quach-Thanh, du CHU Sainte-Justine, renvoie à un document de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui, en date du 16 décembre, soulignait que «les personnes ayant fait une infection par le SRAS-CoV-2 constituent un cas particulier».

Une infection au SRAS-CoV-2 procure une protection «robuste», dit le document, et cette protection pourrait être plus durable que celle découlant de la vaccination, puisque les anticorps persistent plus longtemps.

La vaccination augmente la protection acquise par l’infection, «mais le bénéfice en termes absolus est modeste», souligne l’INSPQ. Une dose de rappel chez une personne ayant déjà reçu deux doses de vaccin et ayant fait une infection confirmée serait donc «peu utile», ajoute-t-on.

Des effets indésirables chez certains ne pourraient pas non plus être exclus, dit le document.

 

«L’administration d’une troisième dose de vaccin n’est donc pas nécessaire pour ces personnes, mais pourrait être administrée si la personne le demande, explique l’INSPQ. Un intervalle de 3 mois entre la dernière dose ou l’infection et la dose de rappel serait idéal, avec un intervalle minimal de 8 semaines.»

Il existe donc «encore des incertitudes sur les bénéfices et les risques associés à l’administration d’une dose de rappel (3e dose chez des personnes avec antécédent d’infection au SRAS-CoV-2) chez les personnes préalablement infectées», conclut l’INSPQ.

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