École virtuelle jusqu’au 17 janvier au Québec

Les écoles sont prêtes pour l’enseignement à distance, a indiqué cette semaine au «Devoir» Line Lachance, vice-présidente de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles.
Photo: Getty Images/iStockphoto Les écoles sont prêtes pour l’enseignement à distance, a indiqué cette semaine au «Devoir» Line Lachance, vice-présidente de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles.

C’est reparti, encore une fois. En pleine flambée des cas de COVID-19, l’enseignement à distance sera de mise pour au moins deux semaines, jusqu’au 17 janvier, dans les écoles primaires et secondaires, ainsi que dans les cégeps et les universités du Québec, a annoncé jeudi le premier ministre, François Legault.

Le gouvernement compte tout mettre en œuvre pour rouvrir les écoles à la date prévue, a précisé M. Legault. « Les écoles, vous le savez, pour notre gouvernement, c’est ce qui est le plus important. […] Ce sont les premiers établissements qu’on va rouvrir », a-t-il affirmé.

Les parents et le personnel scolaire ont accueilli avec circonspection cette nouvelle prévisible, compte tenu de la montée en flèche des infections. Plus de 16 000 cas de COVID-19 ont été signalés au Québec jeudi, sans compter les gens qui ont eu un test rapide positif ou qui n’ont pas pu passer un test de dépistage, faute de personnel.

« On dit toujours que la place des enfants est à l’école, mais ce n’est plus possible avec la vague actuelle », a réagi Sylvain Martel, porte-parole du Regroupement des comités de parents autonomes du Québec, qui englobe notamment les régions de Montréal et de Laval.

Il note que le système scolaire est bien rodé à l’enseignement virtuel après 21 mois de pandémie. Les professeurs, les élèves et leurs parents maîtrisent les plateformes numériques après une série de fermetures d’école depuis le premier confinement, au printemps 2020.

« Comme parents, on a déjà joué dans le film, on sait comment ça se passe. S’il y a des ratés, ils vont être difficiles à justifier », dit Sylvain Martel.

Les écoles sont prêtes pour l’enseignement à distance, a indiqué cette semaine au Devoir Line Lachance, vice-présidente de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles. Les établissements ont assez d’ordinateurs portables et de tablettes numériques, selon elle.

Patricia Clermont, du mouvement Je protège mon école publique, s’inquiète néanmoins pour la distribution des appareils numériques, qui reste à faire en très peu de temps. Elle craint que des écoles ou des centres de services manquent d’appareils, car tout le Québec se retrouve confiné à la maison, et non un nombre limité de classes ou de régions.

Quant aux services de garde, ils restent ouverts comme d’habitude, mais ceux qui sont en milieu scolaire seront réservés aux enfants de travailleurs essentiels, a précisé le premier ministre.

Ventilation

 

De son côté, Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement, dit s’inquiéter pour les élèves ayant des retards d’apprentissage. L’enseignement à distance est nécessaire pour « casser la vague », mais il dit souhaiter que les jeunes vulnérables aient accès à du soutien professionnel.

Plus tôt cette semaine, il a aussi insisté pour que Québec donne un coup de barre pour la ventilation dans les classes en accélérant l’installation d’échangeurs d’air. Il rappelle que les écoles sont le principal lieu de transmission du virus au Québec, avec la moitié des éclosions.

« Il est plus que temps qu’on parle sérieusement de la ventilation dans nos écoles et nos centres. On s’explique mal le retard dans ce dossier alors qu’on sait qu’il s’agit d’un facteur incontournable sur lequel on peut intervenir pour limiter la propagation du virus », a renchéri Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec.

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