Comment fonctionnent les tests de dépistage rapide?

Ensemble de tests de dépistage rapide de la COVID-19.
Guillaume Levasseur Le Devoir Ensemble de tests de dépistage rapide de la COVID-19.

Les tests de dépistage rapide de la COVID-19 que s’arrachent les Québécois fonctionnent par détection des antigènes du virus derrière la maladie, des macromolécules susceptibles de provoquer une réaction immunitaire dans le corps.

« Sur la membrane de cellulose, il y a comme des anticorps, si on veut, qui sont faits pour attraper la combinaison des antigènes, donc du morceau de virus qui serait présent dans le nez de la personne infectée », explique la Dre Judith Fafard, directrice médicale du Laboratoire de santé publique du Québec.

En suivant les indications contenues dans la trousse, on fait « migrer » cette sécrétion nasale sur la bandelette de test. Ce processus rappelle celui des tests de grossesse.

« Ça va être capté par cette bandelette test et ça va donner une réaction colorimétrique, poursuit la Dre Fafard. S’il n’y a pas d’infection, les produits vont continuer de migrer et seront captés plus loin sur la bandelette témoin, pour montrer que le test a tout de même fonctionné. »

Une méthode simple, mais faillible

Contrairement aux tests de laboratoire, pour lesquels une tige est insérée très profondément dans le nez, les patients doivent insérer leur écouvillon jusqu’au « cornet moyen ».

« Il faut alors faire des tours, pincer la narine, tout pour s’assurer de ramasser le maximum de sécrétion possible », conseille la Dre Fafard.

Malgré ces précautions, le test peut produire de faux résultats.

Dans 1 % des cas, le test donnera un faux résultat positif, c’est-à-dire que la personne n’est pas infectée, même si le test l’indique.

Quant aux « faux négatifs », les tests échouent à détecter la maladie dans 15 % à 25 % des cas d’infection avec symptômes. « Pour les asymptomatiques, on manque à peu près la moitié des cas, si c’est pas un peu plus », indique la Dre Fafard. Il est alors conseillé de recommencer le test pour s’assurer de la validité du résultat.

La prudence est de mise avec ces tests, poursuit la spécialiste. « Avant d’aller voir quelqu’un d’extrêmement vulnérable, il ne faudrait pas seulement se fier à un test négatif. Il faudrait aussi maintenir les précautions avec le masque, la distanciation, etc. »

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 20 décembre 2021. Pour vous abonner cliquez ici.



À voir en vidéo