Omicron semble se propager plus rapidement et rendre les vaccins moins efficaces

Le Royaume-Uni a relevé dimanche son niveau d’alerte en raison de la forte poussée du variant Omicron.
Photo: Niklas Halle'n Agence France-Presse Le Royaume-Uni a relevé dimanche son niveau d’alerte en raison de la forte poussée du variant Omicron.

Le variant Omicron du coronavirus responsable de la COVID-19 semble se propager davantage que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, a indiqué dimanche l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui souligne que les données restent très parcellaires.

Omicron est désormais présent dans 63 pays, a expliqué l’organisation dans une mise au point technique, qui confirme les déclarations de ses responsables ces derniers jours.

Selon l’OMS, Omicron semble bien se diffuser plus vite que le variant Delta, qui pour l’heure est encore responsable de l’essentiel des infections dans le monde. Cette diffusion plus rapide est constatée non seulement en Afrique du Sud, où Delta était moins prévalent, mais également au Royaume-Uni, où ce variant domine.

L’OMS ne sait pas pour le moment — faute de données suffisantes — si ce taux de diffusion élevé dans des populations à forte immunité vient du fait qu’Omicron « échappe à l’immunité, profite d’une transmissibilité plus élevée inhérente ou s’il s’agit d’une combinaison des deux ».

L’organisation prédit toutefois qu’il « est probable qu’Omicron surpasse Delta dans les lieux où il y a de la transmission communautaire ».

Les données ne sont pas encore suffisantes non plus pour établir le degré de gravité de la maladie provoquée par Omicron, même si, pour l’heure, les symptômes paraissent « légers à modérés » aussi bien en Afrique australe, où il a été détecté, qu’en Europe.

Quant aux vaccins contre la COVID-19, le peu de données disponibles ainsi que le profil génétique d’Omicron laissent soupçonner « une baisse de l’efficacité » pour ce qui concerne la protection contre « l’infection et la transmission ».

Pour leur part, les laboratoires Pfizer et BioNTech — qui ont mis au point le vaccin Cominarty, l’un des plus efficaces contre la COVID jusqu’à présent — ont assuré en fin de semaine dernière qu’il était « toujours efficace » après trois doses face à Omicron.

Les pays qui en ont les moyens encouragent déjà, en majorité, les populations à se faire administrer une dose de rappel. C’est particulièrement le cas en Europe, confrontée à une nouvelle déferlante d’infections, provoquée par Delta, en raison de l’abandon prématuré des restrictions sanitaires, mais aussi de taux de vaccination parfois insuffisants.

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