Le CCNI recommande une troisième dose à tous les adultes, surtout aux plus de 50 ans

Ces nouvelles recommandations du CCNI font suite à une demande urgente du gouvernement fédéral sur le rôle des doses de rappel dans la lutte contre le variant Omicron.
Photo: Frederic J. Brown Agence France-Presse Ces nouvelles recommandations du CCNI font suite à une demande urgente du gouvernement fédéral sur le rôle des doses de rappel dans la lutte contre le variant Omicron.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande désormais un rappel de vaccin contre la COVID-19 pour tous les adultes de 18 ans et plus, pourvu qu’ils aient obtenu leur série de vaccins complète il y a plus de six mois.

Le groupe consultatif a surtout renforcé sa recommandation pour les personnes de 50 ans et plus, ainsi que pour celles qui ont reçu une série complète de doses du vaccin d’Oxford-AstraZeneca ou de Johnson & Johnson (Janssen), les communautés des Premières Nations, inuites et métisses et les travailleurs de la santé de première ligne.

La nouvelle a été annoncée par les administrateurs en chef de la santé publique du Canada, les docteurs Theresa Tam et Howard Njoo, dans une conférence de presse virtuelle vendredi.

« Dans le contexte du variant Delta, les données probantes laissent entendre que l’efficacité des vaccins contre les infections et les maladies symptomatiques diminuent avec le temps et que l’efficacité du vaccin contre les maladies graves diminue probablement aussi, surtout chez les personnes âgées », a dit le Dr Njoo.

Remontée du nombre de cas

Ces nouvelles recommandations surviennent alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est en hausse partout au pays. L’Agence de la santé publique du Canada a déclaré que l’on comptait 2800 cas quotidiens, en moyenne, dans les sept derniers jours. Vendredi, la tendance était toujours à la hausse alors que le Québec recensait plus de 1300 cas, et l’Ontario, plus de 1000 cas, par jour.

L’Ontario a déjà annoncé son intention d’offrir les doses de rappel pour les personnes de 50 ans et plus à compter du 13 décembre. Le Québec pourrait emboîter le pas à son voisin ontarien sous peu.

« On lui a demandé [au Dr Horacio Arruda] d’avoir une réponse dans les prochaines heures pour être sûrs qu’on a le complément d’information du CIQ (Comité sur l’immunisation du Québec). Alors, moi, j’espère bien être capable de vous annoncer quelque chose en début de semaine prochaine », a indiqué le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, en conférence de presse.

Contrairement à ce qu’avait laissé entendre le gouvernement fédéral, l’arrivée du variant Omicron n’a pas précipité le dévoilement de ces recommandations du CCNI. Le comité s’apprêtait déjà à statuer sur les doses de rappel cette semaine, avec l’arrivée du temps froid qui amène les Canadiens à se rassembler à l’intérieur.

« Ça tombait à point », a laissé tomber la Dre Tam, vendredi.

Le Canada compte jusqu’ici 11 cas du variant Omicron, a révélé l’Agence de la santé publique. Même si le variant n’est pas encore très étendu, les docteurs Tam et Njoo ont continué d’encourager les Canadiens à suivre les mesures de santé publique et à se protéger de la meilleure façon possible pour contrer la propagation du SRAS-CoV-2.

« Maintenant, et pendant les mois d’hiver, alors que le virus continue de circuler dans le monde et que l’importance et les répercussions du variant préoccupant Omicron sont évaluées, il faut encore faire preuve d’une vigilance accrue », a réitéré le Dr Njoo.

Pour les adolescents et les jeunes adultes de 12 à 29 ans, le CCNI recommande maintenant Pfizer-BioNTech pour la série primaire de vaccins, en raison du risque plus faible des cas de myocardite et de péricardite avec ce vaccin.

Achat de médicaments anti-COVID

Le gouvernement fédéral a annoncé, vendredi après-midi, la signature de contrats pour l’achat de traitements antiviraux oraux contre la COVID-19.

Les deux médicaments ne sont pas encore approuvés par Santé Canada. Ottawa s’est assuré de se procurer un million de ces traitements oraux de la compagnie Pfizer. La compagnie Merck fournira 500 000 de ses traitements, avec option d’achat pour 500 000 autres.

« Dès que l’utilisation de ces médicaments sera autorisée, notre gouvernement s’efforcera de les acheminer dans les provinces et territoires, le plus rapidement possible », a promis le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos.

« C’est un outil de plus dans notre lutte contre la COVID-19 », a souligné le ministre.



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