Vaccin contre la COVID-19 pour les enfants: les risques de complications graves quasi nuls

Un flacon au bouchon orange du vaccin de Pfizer-BioNTech, destiné aux enfants de 5 à 11 ans.
Jack Guez Agence France-Presse Un flacon au bouchon orange du vaccin de Pfizer-BioNTech, destiné aux enfants de 5 à 11 ans.

Malgré les rumeurs qui courent, le vaccin contre la COVID-19 destiné aux enfants n’est pas plus dangereux que la maladie elle-même. En fait, les risques de complications graves sont quasi nuls.

Une méta-analyse de 3457 résumés d’article scientifique et de 159 textes complets arrive aux mêmes conclusions que les autorités scientifiques du pays : les bénéfices du vaccin surpassent les risques.

Plus de 90 % des cas rapportés de myocardite ou de péricardite (inflammations du cœur) touchent des hommes de 20 à 29 ans. Quelques décès ont été détectés, mais les auteurs spécifient que « presque toutes les morts proviennent de cas non vérifiés et de causes incertaines ».

Une étude de la revue Science est encore plus explicite sur la vaccination des enfants. « Près de 700 enfants sont morts de la COVID-19 [aux États-Unis], plaçant l’infection au SRAS-CoV-2 parmi les 10 principales causes de décès chez les enfants américains. Aucun enfant n’est mort à cause de la vaccination. » En effet, près de trois millions de petits Américains ont déjà reçu au moins une dose, et aucun effet secondaire grave n’est à déplorer.

Santé Canada a affirmé vendredi dernier que dans sa surveillance des effets secondaires du vaccin chez les petits, aucun cas de myocardite ou de péricardite n’a été signalé.

La méta-analyse détaille cependant les risques liés aux vaccins. Environ un adolescent de 12 à 17 ans sur 7000 souffrira de myocardite dans les 30 jours suivant l’injection du vaccin de Pfizer. Puis, environ 84 % de ces patients atteints de myocardite auront besoin d’être traités à l’hôpital lors d’un séjour de deux à quatre jours. La douleur thoracique, le souffle court et l’impression d’avoir le cœur qui bat anormalement fort constituent les principaux effets d’une myocardite ou d’une péricardite. Ces troubles cardiaques se soignent généralement avec des anti-inflammatoires.

Cette étude mentionne qu’un suivi est nécessaire pour comprendre les effets secondaires des vaccins à long terme, ce à quoi s’attellent les autorités sanitaires québécoises et canadiennes.

Des infections en hausse

Alors que débutera sous peu la vaccination des plus jeunes, les infections chez ce groupe d’âge ne cessent d’augmenter, selon une étude québécoise du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19.

En moyenne, 9,7 % des enfants et des adolescents possédaient des anticorps découlant de l’infection par le SRAS-CoV-2 entre mai et août 2021, tandis qu’entre octobre 2020 et mars 2021, le taux observé était plutôt de 5,8 %.

Les données de l’étude apportent des précisions sur le déclin de l’immunité acquise après avoir contracté la maladie. Plus de 5 % des participants qui possédaient des anticorps détectables à un moment particulier n’en possédaient plus quelques semaines ou quelques mois après l’infection. « Même si les anticorps ne représentent pas la seule mesure de protection contre l’infection, ils peuvent indiquer que ces enfants et ces adolescents ne sont plus assez protégés pour éviter une réinfection », estime les auteurs.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 22 novembre 2021. Pour vous abonner, cliquez ici.

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