L’épidémie de COVID-19 ralentit dans la plupart des provinces du pays

L’Agence de santé publique du Canada continue de prêcher la prudence et répète qu’il est nécessaire de se faire vacciner.
Photo: Evan Buhler Archives Agence France-Presse L’Agence de santé publique du Canada continue de prêcher la prudence et répète qu’il est nécessaire de se faire vacciner.

La mise à jour régulière de l’Agence de santé publique du Canada confirme que l’épidémie de COVID-19 ralentit dans la plupart des provinces du pays, y compris le Québec.

Les administrateurs de l’agence continuent cependant de prêcher la prudence et répètent, avec insistance, qu’il est nécessaire de se faire vacciner.

« Les choses pourraient changer rapidement pendant les mois d’hiver », a prévenu l’administratrice en chef de l’agence, la Dre Theresa Tam.

Et puis, le ralentissement de la diminution des cas au pays, qu’ils commencent à observer, les inquiète.

« D’après les dernières données de surveillance, le taux de diminution a quelque peu ralenti, de sorte qu’il ne serait pas surprenant de voir quelques fluctuations dans la trajectoire au cours des prochains mois », a souligné Dr Howard Njoo, administrateur en chef adjoint de l’agence, au cours d’un point de presse vendredi matin.

Le Dr Njoo et sa collègue Theresa Tam ont produit des chiffres qui confirment, une fois de plus, l’efficacité du vaccin.

Ainsi, chez les Canadiens de 12 à 59 ans, les personnes non vaccinées sont « 51 fois plus susceptibles d’être hospitalisées pour la COVID-19 que les personnes entièrement vaccinées ». Chez les 60 ans et plus, le risque d’hospitalisation est multiplié par 19 pour les non-vaccinés.

Selon les données des derniers mois, ce sont les enfants de moins de 12 ans qui ont été les plus touchés par la quatrième vague, ce groupe n’ayant pas encore accès à un vaccin.

Les enfants de cette tranche d’âge représentent plus de 20 % des cas quotidiens alors qu’ils ne sont que 12 % de la population canadienne, a fait remarquer la Dre Tam.

« Ils sont surreprésentés », a-t-elle noté, tout en soulignant cependant que le nombre d’éclosions dans les écoles, à travers le pays, demeure « relativement petit ».

« Il reste quelques semaines à examiner le vaccin pour les 5 à 11 ans. [Une fois approuvé], il représenterait une opportunité de protection supplémentaire pour ce groupe d’âge », a dit Dre Tam, qui prévoit ce vaccin pour enfants « dans un avenir rapproché ».

Le vaccin Janssen

 

Dre Tam a fait savoir que des doses du vaccin Janssen, de Johnson & Johnson, arriveront au Canada bientôt. Ottawa les a achetées en Europe.

« Je m’attends à ce que ces doses arrivent dans les prochains jours et la distribution se fera peu de temps après », a-t-elle dit.

Après avoir approuvé l’utilisation de ce vaccin à une dose, les autorités sanitaires canadiennes n’en ont jamais distribué aux provinces. Des problèmes dans la production manufacturière aux États-Unis ont convaincu Ottawa de ne pas utiliser les premières doses américaines livrées au pays.

Certaines personnes qui refusent jusqu’à maintenant de se faire vacciner ont réclamé le vaccin Janssen parce qu’il n’est pas un ARNm comme ceux de Pfizer et de Moderna.



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