Une école privée de Montréal aux prises avec une importante éclosion de COVID-19

L’Académie Michèle-Provost est située sur l’avenue des Pins, à Montréal.
Photo: Facebook L’Académie Michèle-Provost est située sur l’avenue des Pins, à Montréal.

L’Académie Michèle-Provost, une école privée de Montréal, a dû fermer quatre de ses classes au primaire à la suite d’une éclosion de cas de COVID-19 dont la source serait un entraîneur de hockey non vacciné, selon la direction de l’établissement.

Le Devoir a obtenu copie d’une communication écrite acheminée vendredi aux parents de cette école privée mixte par son président et directeur général, Franco Baschiera. Ce dernier indique qu’un « jeune coach de hockey », qui travaille pour une ligue mineure qui n’est pas affiliée à cet établissement, aurait contaminé de « jeunes joueurs », parmi lesquels on compte un élève en 5e année du primaire à l’origine de l’éclosion à l’Académie Michèle-Provost, située sur l’avenue des Pins.

« Évidemment, notre jeune premier patient a été contaminé ainsi. Et a tout simplement poursuivi la chaîne de contamination à travers sa classe et la cour de récréation », indique le courriel envoyé aux parents. M. Baschiera y précise d’ailleurs que l’entraîneur de hockey en question ne serait pas vacciné contre la COVID-19, une information que Le Devoir n’a pas été en mesure de confirmer samedi, la Direction régionale de santé publique de Montréal refusant de dévoiler les détails entourant les éclosions qu’elle comptabilise en milieu scolaire.

« Il a contaminé notre élève, mais en a sûrement contaminé d’autres qui vont dans d’autres écoles », déplore d’ailleurs M. Baschiera, lorsque joint par Le Devoir samedi.

« On vit quelque chose d’extrême »

Un premier cas positif à la COVID-19 a ainsi été déclaré dans cette école le vendredi qui a précédé l’Action de grâce. Par la suite, plusieurs cas positifs ont été confirmés pendant cette longue fin de semaine, relate le directeur général au bout du fil. Quatre classes au niveau primaire ont alors dû être fermées au cours de cette semaine pour une durée de 10 jours, tandis que 12 élèves de l’établissement ont été infectés par la COVID-19 à la suite de cette éclosion, en date de vendredi. Puisqu’il s’agit d’élèves du primaire, ceux-ci ne sont pas vaccinés contre la COVID-19, précise Franco Baschiera au bout du fil.

« On vit quelque chose d’extrême », lâche le directeur général, pour qui cette éclosion de cas de COVID-19 représente la plus importante dans cet établissement scolaire depuis le début de la pandémie. Les autres éclosions survenues depuis mars 2020 n’ont touché chaque fois que quelques élèves, relate-t-il.

« C’est dommage quand on fait plein d’efforts et qu’en plus ce n’est pas de notre faute et que ça met quatre classes à l’école à distance », enchaîne M. Baschiera.

Afin de minimiser les risques de contagion, l’établissement oblige depuis quelques jours ses élèves à conserver leur masque dans la cour de récréation, comme ils le font en classe. Une mesure qui pourrait rester en place jusqu’à ce que les élèves du primaire aient eu l’occasion d’être vaccinés contre la COVID-19, entrevoit le directeur général, qui veut limiter au maximum le risque qu’une nouvelle éclosion du genre survienne de nouveau.

Seuls des élèves du primaire ont été touchés par l’éclosion de cas de COVID-19 survenue dans cet établissement de l’avenue des Pins, qui accueille des jeunes du préscolaire au secondaire.

Avec Stéphanie Vallet

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