Quelle proportion des Montréalais n’est pas adéquatement vaccinée?

Plusieurs quartiers montréalais affichent des taux de vaccination plus bas que la moyenne, a indiqué la Dre Drouin, mentionnant qu'il y a une «corrélation directe» entre ces territoires et un taux de contamination plus élevé.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Plusieurs quartiers montréalais affichent des taux de vaccination plus bas que la moyenne, a indiqué la Dre Drouin, mentionnant qu'il y a une «corrélation directe» entre ces territoires et un taux de contamination plus élevé.

La hausse des contaminations se poursuit à Montréal, bien que la progression de la pandémie « ralentisse, et ce, même avec la rentrée scolaire », indique la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique pour la région de Montréal.

Plus de 200 000 enfants montréalais de moins de 11 ans n’ont reçu aucun vaccin, tandis que plus de 300 000 adultes demeurent vulnérables au COVID-19.

Les services de garde « sont les principaux milieux dans lesquels on a des éclosions de 10-15 cas », a précisé la Dre Drouin lors d’une récente conférence de presse.

Plusieurs quartiers montréalais affichent des taux de vaccination plus bas que la moyenne, a-t-elle ajouté, citant les quartiers de Saint-Michel, Rivière-des-Prairies, Parc-Extension, Bordeaux-Cartierville, Saint-Léonard et Mercier-Est.

Il y a une « corrélation directe » entre ces territoires et un taux de contamination plus élevé. La Santé publique de Montréal a « pas mal épuisé » toutes ses ressources visant à convaincre les populations encore non vaccinées.

Sa directrice indique se concentrer maintenant sur la vaccination dans les écoles secondaires. Selon les données québécoises de la Santé publique, les personnes non vaccinées ont quatre fois plus de risques d’être infectées lorsqu’elles sont en contact avec un cas et 30 fois plus de risques d’être hospitalisées.

Cette poussée pandémique est alimentée par le variant Delta, qui compte pour près de 80 % des nouvelles infections. Ce variant n’est toutefois pas plus agressif avec les enfants, a rappelé la Dre Drouin. « L’impact du Delta, c’est qu’il est plus contagieux. L’impact se fera sentir dans le nombre. »

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 20 septembre 2021. Pour vous abonner, cliquez ici.

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