L’urgence de l’hôpital du Suroît rouvre après une rupture de services

Faute de personnel suffisant et en raison d’un achalandage «élevé», le centre hospitalier a dû fermer les services ambulatoires de son urgence jusqu’à 16 h jeudi.
Photo: iStock Faute de personnel suffisant et en raison d’un achalandage «élevé», le centre hospitalier a dû fermer les services ambulatoires de son urgence jusqu’à 16 h jeudi.

L’hôpital du Suroît a atteint un point de rupture. Le centre hospitalier situé à Salaberry-de-Valleyfield a dû fermer les services ambulatoires de son urgence de minuit à 16 h jeudi en raison d’un manque de personnel et d’un achalandage élevé. Des gestionnaires ont été appelés en renfort pour assurer les soins aux patients dès jeudi soir.

« On est rendu à ce plan-là pour s’assurer de répondre aux besoins de la population, dit la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest, Jade St-Jean. On a travaillé très fort pour rouvrir à 16 h ; pour nous, c’était important. »

La situation est critique à l’hôpital du Suroît depuis mercredi. Dix infirmières de l’urgence travaillant de jour ont dû faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO) de soir mercredi, indique le Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Ouest (FIQ-SPSMO). « Quand le quart de nuit est arrivé, ils se sont rendu compte que la [quantité] de personnel était insuffisante pour venir les relever de leurs fonctions », dit la présidente du syndicat, Mélanie Gignac. « Alors, la cheffe de l’urgence est rentrée, on a des directeurs qui ont enfilé leur uniforme et qui sont venus travailler sur le plancher ! » 

Six infirmières ne se sont pas présentées à leur quart de jour jeudi. « Elles ne sont pas rentrées ce matin, mais sachez qu’il manquait déjà de personnel », souligne Mme Gignac.

Pour désengorger l’urgence, l’hôpital du Suroît va ouvrir dans les 24 prochaines heures une nouvelle unité de 20 lits qui accueillera des patients en fin de soins actifs, indique la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest, Jade St-Jean. Il s’agit, « par exemple, de personnes âgées qui ont terminé leur période de soins actifs et qui ne peuvent pas retourner à la maison ». « Ces patients occupent des lits à l’hôpital ou à l’urgence et ce n’est pas l’endroit où ils devraient être », dit-elle.

Les directeurs des services du centre hospitalier ont été sollicités pour trouver les employés qui travailleront dans cette nouvelle unité.

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