Legault revient à la charge sur les transferts en santé

Au cours de la dernière année, M. Legault a mené une véritable croisade, tant auprès de ses homologues provinciaux que lors de ses échanges avec le premier ministre Justin Trudeau, pour forcer Ottawa à revoir à la hausse, sur une base récurrente, substantielle, et sans condition, la contribution du gouvernement fédéral au financement de la santé, qui est de compétence provinciale.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Au cours de la dernière année, M. Legault a mené une véritable croisade, tant auprès de ses homologues provinciaux que lors de ses échanges avec le premier ministre Justin Trudeau, pour forcer Ottawa à revoir à la hausse, sur une base récurrente, substantielle, et sans condition, la contribution du gouvernement fédéral au financement de la santé, qui est de compétence provinciale.

La présente campagne électorale doit être l’occasion d’amener les chefs des différents partis fédéraux à s’engager en vue de garantir aux provinces une hausse substantielle des transferts en santé s’ils prennent le pouvoir, selon le premier ministre François Legault.

En conférence de presse sur un autre sujet à Chibougamau, lundi matin, le premier ministre Legault a commenté le déclenchement de la campagne électorale fédérale la veille et énuméré les principales demandes du Québec reliées au scrutin du 20 septembre.

Sa priorité demeure la hausse substantielle réclamée des transferts versés par Ottawa aux provinces pour financer le réseau de la santé.

 

Au cours de la dernière année, M. Legault a mené une véritable croisade, tant auprès de ses homologues provinciaux que lors de ses échanges avec le premier ministre Justin Trudeau, pour forcer Ottawa à revoir à la hausse, sur une base récurrente, substantielle, et sans condition, la contribution du gouvernement fédéral au financement de la santé, qui est de compétence provinciale.

Québec, appuyé par les autres provinces, réclame d’Ottawa que la contribution fédérale annuelle passe de 22 à 35 % du coût de la santé à travers le pays. « Ce serait juste logique », selon lui.

Trudeau ne s’engage pas

Pour Ottawa, la différence serait énorme, soit 28 milliards de dollars de plus à décaisser chaque année en faveur des provinces. Pour Québec, cela signifierait annuellement une somme additionnelle de 6 milliards dans les coffres, une injection de fonds fort bienvenue quand on sait que la facture du réseau de la santé augmente de 5 à 6 % par année.

Dans le passé, le gouvernement fédéral a financé jusqu’à 50 % des dépenses provinciales en santé, une contribution qui s’est amenuisée progressivement pour être ramenée à 22 %.

À ce jour, le premier ministre Trudeau n’a pas fermé la porte à la demande des provinces, mais n’a pris aucun engagement, si ce n’est de poursuivre la discussion.

Un autre sujet de friction entre Québec et Ottawa sera la volonté exprimée par M. Trudeau de fixer des normes nationales à l’hébergement des personnes âgées.

À maintes reprises, M. Legault a insisté sur le fait qu’il s’agissait là aussi d’une compétence provinciale, donc que l’argent d’Ottawa était le bienvenu, mais pas ses normes, ni ses conditions.

Le Québec ne veut « pas de conditions non plus pour venir nous dire comment gérer les CHSLD. Je pense qu’on est capable de bien gérer la situation dans le réseau de la santé », a-t-il réaffirmé lundi.

Durant la première vague de la pandémie, le Québec avait été critiqué pour sa gestion des CHSLD, ayant dû appeler l’armée canadienne en renfort, en raison notamment du manque de personnel et des éclosions hors de contrôle ayant fait plusieurs milliers de morts parmi les personnes âgées vulnérables habitant les centres d’hébergement de soins de longue durée.

Plus tard, au cours de la campagne, M. Legault promet de fixer une liste d’autres « demandes spécifiques » aux différents chefs de parti, notamment en matière d’immigration.

Au Québec, les règles en matière d’intégration des immigrants doivent être différentes, pour protéger la langue française, a-t-il fait valoir.

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