De jeunes infirmières désertent le système public à cause des conditions de travail

Beaucoup de jeunes diplômées et même les étudiantes désertent le système public, préférant travailler pour l’entreprise privée où elles auront un meilleur salaire tout en ayant un meilleur contrôle de leur horaire.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Beaucoup de jeunes diplômées et même les étudiantes désertent le système public, préférant travailler pour l’entreprise privée où elles auront un meilleur salaire tout en ayant un meilleur contrôle de leur horaire.

Des infirmières récemment diplômées et des étudiantes disent que les mauvaises conditions de travail dans le système public les poussent vers le privé.

Cette situation n’aidera pas à résoudre le sérieux problème du manque d’infirmières dans les hôpitaux québécois.

Âgée de 27 ans, Audrey-Ann Bissonnette-Clermont est l’une d’entre elles. La co-fondatrice de l’Association étudiante en sciences infirmières du Québec a travaillé dans une salle d’urgence avant de se lancer dans la télémédecine pour une entreprise privée.

Selon elle, la pandémie a été difficile pour les aspirantes infirmières du Québec. Les stages ont été annulés et plusieurs infirmières en formation n’ont pu obtenir des congés pour étudier.

Résultat : les jeunes diplômées et même les étudiantes désertent le système public, préférant travailler pour l’entreprise privée où elles auront un meilleur salaire tout en ayant un meilleur contrôle de leur horaire.

Mais ce ne sont pas seulement les jeunes qui font ce choix. La présidente de l’Association québécoise des infirmières et infirmiers, Nathalie Skate-Doucet, soutient que les heures supplémentaires obligatoires et l’annulation des vacances ont chassé bon nombre d’infirmières de la profession.

Une attachée politique du ministre de la Santé, Rébecca Guénard-Chouinard, dit que les récents accords de principe avec les différents syndicats d’infirmières amélioreront les conditions de travail en réduisant les heures supplémentaires, en amenant du renfort de personnel et en augmentant les salaires.

Cette dépêche a été produite avec l’aide financière des Bourses de Facebook et de La Presse canadienne pour les Nouvelles.

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