Le tiers des nouveaux cas montréalais de COVID-19 détectés chez des voyageurs internationaux

La quatrième vague de COVID-19 enfle à Montréal et s’annonce différente des trois dernières. Le variant Delta et l’arrivée de voyageurs internationaux placent les autorités sur un pied d’alerte.

« Dans les dernières semaines, à peu près le tiers de nos cas sont des voyageurs hors Canada », a dit en mêlée de presse jeudi le Dr David Kaiser, de la Direction régionale de santé publique de Montréal. « C’est très important, parce que c’est aussi comme ça qu’on voit entrer beaucoup de variants Delta. Et là-dedans, malheureusement, il y a aussi des voyageurs qui sont doublement vaccinés et qui n’ont pas l’obligation de s’isoler. » En étant adéquatement immunisé, « on [peut] ne pas être malade, mais [tout de même] transmettre le virus », a-t-il rappelé, en soulignant l’importance d’éviter les situations à haut risque de contamination. 

Près d’une centaine de nouveaux cas de COVID-19 sont repérés chaque jour dans la métropole depuis une semaine. Mercredi, les autorités montréalaises ont fait état de 67 nouveaux cas sans pouvoir désigner de point chaud. « Ça progresse pas mal partout sur le territoire », a résumé le Dr Kaiser. 

C’est surtout le nombre croissant de cas graves qui inquiète les autorités. On a recensé neuf nouvelles hospitalisations dues à la COVID-19 mercredi à Montréal.

La Santé publique de Laval a tenu un discours similaire jeudi, qualifiant la hausse des cas de « vraiment préoccupante ».

Une rentrée surveillée

La rentrée scolaire doit encore se dérouler sous le signe de la normalité, sans masque dans les salles de cours et sans « bulles-classes ». Or « les signes sont inquiétants », indique la Santé publique, qui table sur des scénarios plus pessimistes.

La première ligne de défense se trouvera dans une campagne de vaccination massive dans les écoles, les adolescents tirant de l’arrière en matière d’immunisation. Selon l’INSPQ, près de 75 % des Québécois de 12 à 17 ans ont reçu au moins une dose, mais seulement 47,3 % d’entre eux sont adéquatement vaccinés. La campagne de vaccination devrait ainsi durer encore deux mois au Québec.

Si les contaminations continuent de s’accélérer, le masque pourrait être de nouveau obligatoire partout dans les écoles. « C’est exactement le type de mesure qu’il va falloir évaluer en fonction de la situation épidémiologique au moment de la rentrée, a confirmé le responsable de la Santé publique. Si la situation épidémiologique le demande, on va devoir instaurer d’autres mesures, c’est déjà dans le plan. Mais ce qu’on veut, c’est éviter ça. »



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