COVID-19: «pas encore» nécessaire d’adapter le vaccin de Pfizer-BioNTech aux variants

«La meilleure approche pour gérer cette situation est de continuer avec une dose de rappel » afin de renforcer l’immunité octroyée par le vaccin, a déclaré le patron de BioNTech, Ugur Sahin.
Photo: Bernd von Jutrczenka Pool via Agence France-Presse «La meilleure approche pour gérer cette situation est de continuer avec une dose de rappel » afin de renforcer l’immunité octroyée par le vaccin, a déclaré le patron de BioNTech, Ugur Sahin.

Le vaccin contre la COVID-19 deslaboratoires Pfizer et BioNTech n’a « pas encore » besoin d’être adapté aux nouveaux variants du SRAS-CoV-2 en circulation, a assuré au cours d’une conférence de presse lundi le patron de BioNTech, préconisant plutôt une « troisième dose ».

« Il est possible que dans les six à douze prochains mois, un variant émerge et requière l’adaptation du vaccin, mais ce n’est pas encore le cas », a déclaré Ugur Sahin depuis Berlin. « Prendre une décision maintenant pourrait s’avérer erroné si, dans trois ou six mois, un autre variant domine », a-t-il ajouté.

Selon lui, une telle décision ne devrait intervenir que si le « vaccin existant n’est pas efficace ou pas optimal ». Or, « pour l’instant, nous savons qu’un rappel avec la formule de base est tout à fait suffisant », a souligné Ugur Sahin. En conséquence, « la meilleure approche pour gérer cette situation est de continuer avec une dose de rappel » afin de renforcer l’immunité octroyée par le vaccin, a-t-il ajouté.

Pfizer et BioNTech ont d’ailleurs évoqué début juillet « des résultats encourageants » d’essais pour unetroisième dose et prévoient en demander l’autorisation au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Ugur Sahin s’exprimait dans le cadre de la présentation des résultats financiers du deuxième trimestre de BioNTech.

Depuis le début de l’année, le laboratoire allemand a déjà enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires (presque 10,8 milliards de dollars canadiens), contre 69,4 millions d’euros (102,5 millions de dollars) sur la même période l’an dernier, avant la mise au point de son vaccin contre la COVID-19. Cette hausse considérable est « principalement due à l’augmentation rapide de l’approvisionnement en vaccin [contre la] COVID-19 partout dans le monde », a-t-il expliqué.

BioNTech a en effet livré plus d’un milliard de doses depuis le début de l’année et compte atteindre 2,2 milliards d’ici la fin de 2021.

Rien qu’avec son vaccin contre la COVID-19, BioNTech espère réaliser un chiffre d’affaires de près de 16 milliards d’euros (23,6 milliards de dollars) cette année. Des prévisions considérablement relevées : en mai, le laboratoire prévoyait seulement 9,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.

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