La commissaire de la santé demande un sursis de quatre mois pour achever son rapport

La commissaire à la santé et au bien-être dévoilera un rapport préliminaire avant la fin du mois de juin.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La commissaire à la santé et au bien-être dévoilera un rapport préliminaire avant la fin du mois de juin.

La commissaire à la santé et au bien-être, Joanne Castonguay, demande quatre mois supplémentaires pour achever son rapport final sur les soins offerts dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées pendant la pandémie de COVID-19, a appris Le Devoir.

L’économiste ne parviendra pas à « produire un rapport final de qualité » assorti de « recommandations pertinentes, actualisées et appuyées sur des données probantes et suffisantes » d’ici le 1er septembre prochain, juge-t-elle. Elle prie le Conseil des ministres de lui donner jusqu’au 1er janvier 2022 pour « évaluer la performance du système de santé et de services sociaux eu égard à la prestation des services […], incluant les interventions en matière de santé publique, effectuée en situation d’état d’urgence sanitaire […] plus spécifiquement quant à la dispensation des soins ainsi que des services d’hébergement aux aînés par les établissements ».

Joanne Castonguay justifie sa demande de sursis de quatre mois par « la quantité d’information à traiter et par les défis liés à la disponibilité des données du système de santé » qui se sont présentés à elle, explique la porte-parole de la commissaire, Marie-France Vermette, dans un échange avec Le Devoir lundi.

La commissaire à la santé et au bien-être s’est entretenue jusqu’à présent avec « plus d’une centaine d’acteurs clés » du réseau de santé et de services sociaux — y compris les ministres Danielle McCann et Christian Dubé. « Ces entrevues ont été plus nombreuses qu’initialement prévu, et très riches en contenu. Leur analyse en profondeur demande plus de temps », précise Mme Vermette.

Ayant « reçu la collaboration des différents acteurs du système de santé et de services sociaux », Joanne Castonguay n’a pas eu à contraindre, jusqu’à maintenant, des personnes à répondre à ses questions. Joanne Castonguay a toutefois envoyé, le 8 octobre 2020, une ordonnance à la Régie d’assurance maladie du Québec (RAMQ) afin d’obtenir « certaines données dépersonnalisées » de sa part — Une simple formalité, selon elle. « [La commissaire] a consulté l’ensemble des acteurs qui peuvent apporter un éclairage sur la performance du système de santé et de services sociaux au Québec », poursuit la conseillère en communication.

L’équipe de la commissaire à la santé et au bien-être a aussi dû composer avec des « délais significatifs » pour obtenir des données provenant de bases de données médico-administratives et pour avoir accès à une « infrastructure technologique sécuritaire pour [les] manipuler », indique Mme Vermette, tout en mentionnant au passage « la bonne collaboration de l’ensemble des intervenants » appelés en renfort.

« Le report demandé donnera au commissaire à la santé et au bien-être un délai supplémentaire pour effectuer une analyse complète et rigoureuse », a résumé l’adjointe de Joanne Castonguay.

La commissaire à la santé et au bien-être dévoilera un rapport préliminaire avant la fin du mois de juin, après quoi elle diffusera de temps à autre quelques documents de référence. Puis, elle publiera son rapport final au plus tard le 1er janvier 2022, à moins que le Conseil des ministres en décide autrement.

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