La CCNI conclut que les vaccins sont interchangeables

Les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca peuvent recevoir soit le vaccin d’AstraZeneca, soit un vaccin à ARNm, Pfizer-BioNTech ou Moderna, pour leur deuxième dose.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca peuvent recevoir soit le vaccin d’AstraZeneca, soit un vaccin à ARNm, Pfizer-BioNTech ou Moderna, pour leur deuxième dose.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) estime que les vaccins contre la COVID-19 sont interchangeables.

Ainsi les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca peuvent recevoir soit le vaccin d’AstraZeneca, soit un vaccin à ARNm, Pfizer-BioNTech ou Moderna, pour leur deuxième dose.

Le CCNI dit en être arrivé à cette conclusion en tenant compte du risque de caillots sanguins graves noté lors de la vaccination avec AstraZeneca ainsi que de la possibilité d’effets secondaires temporaires plus importants lorsque la deuxième dose n’est pas du même vaccin que la première.

À Québec, Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique, a rappelé qu’on en était déjà là dans la province.

« On a déjà dit que les gens qui avaient reçu de l’AstraZeneca et qui ne voulaient pas recevoir un vaccin d’AstraZeneca comme deuxième dose pourraient interchanger », a dit Dr Arruda, en point de presse aux côtés du premier ministre François Legault, mardi.

« C’est la chose qui va être appliquée », a-t-il tranché.

Le CCNI a également conclu que pour les vaccinés avec un ARNm, il faut d’abord proposer une seconde dose du même vaccin. Mais si celui-ci n’était pas disponible — les livraisons de Moderna ont connu quelques ratés — l’autre vaccin ARNm pourrait alors être utilisé.

En conférence de presse à Ottawa, mardi après-midi, l’administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada a noté que pareil scénario serait rare.

« Essayez d’utiliser le même vaccin, dans les cas d’ARNm », a insisté Dre Theresa Tam.

« Mais si vous ne pouvez pas, pour une raison quelconque, nous considérons (les deux vaccins ARNm) interchangeables », a-t-elle ajouté.

En publiant sa recommandation, le CCNI a tenu à rappeler que le Canada aura suffisamment de doses de vaccins de tous les types pour compléter la vaccination à deux doses pour tous les Canadiens qui acceptent de se faire vacciner.

« L’administration du même vaccin pour la première et la deuxième dose ou d’un calendrier mixte sont deux options valables ; et toutes deux compteront comme une série complète », peut-on lire dans les documents publiés par l’Agence de la santé publique du Canada.

« Nous ne voulons pas qu’il reste des doses de vaccins non utilisées », a souligné Dre Tam. Les autorités fédérales entendent donc surveiller l’utilisation du vaccin AstraZeneca en deuxième dose par les provinces.

« On va ajuster […] les livraisons des vaccins d’AstraZeneca aux provinces et territoires parce que […] on ne veut pas gaspiller les vaccins », a renchéri son adjoint Dr Howard Njoo.

Au Canada, 2,1 millions de personnes ont reçu le vaccin AstraZeneca en première dose avant que l’inquiétude face au risque associé à ce vaccin ne pousse les provinces à cesser de l’utiliser.

Au Canada, on a rapporté 41 cas de caillots sanguins graves après vaccination avec l’AstraZeneca et cinq personnes en sont mortes.

À voir en vidéo