Afghanistan - Un premier cas de fièvre dengue chez les Canadiens

Kaboul — Un soldat canadien en Afghanistan est soigné à l'hôpital de la base militaire pour la fièvre dengue, une maladie infectieuse virale transmise par une piqûre de moustique, semblable au virus du Nil occidental.

Le soldat, qui n'a pas été identifié, s'est présenté à l'hôpital la semaine dernière, fiévreux et affaibli. Un premier test sanguin n'a pas permis de déceler le virus.

Voyant que son état s'aggravait et que ses taux de plaquettes et de globules blancs dans le sang chutaient, on lui a fait subir un deuxième test, qui s'est révélé positif. Il s'agit du premier cas de fièvre dengue au sein du contingent canadien.

Comme la malaria

La fièvre dengue peut être fatale pour des gens mal nourris ou affaiblis, mais les Occidentaux en guérissent habituellement, a fait savoir le major Annette Snow, médecin de Terre-Neuve. «La maladie est transmise comme le paludisme, ou malaria, mais c'est une maladie totalement différente», a-t-elle expliqué. La malaria, transmise par un insecte nocturne, est un parasite. La dengue, transmise par un insecte diurne, est un virus.

Les personnes atteintes sont habituellement très malades pendant huit à dix jours, souffrant de fortes fièvres, de nausées, de maux de tête et de crampes. Le soldat canadien atteint a perdu sept kilos en une semaine.

Il n'existe aucun vaccin préventif ni traitement contre ce virus. On peut simplement en soulager les symptômes à l'aide de Tylenol pour les douleurs et la fièvre, de fluides intraveineux pour la déshydratation et de Gravol pour les nausées.

Auparavant, les maladies transmises par les piqûres d'insectes étaient relativement rares à proximité de Kaboul, une région habituellement sèche et située à une altitude de 2100 mètres, soit à la limite de la zone d'altitude fréquentée par ce type de moustiques.

Mais dans les années 1980, les bombardements russes des systèmes d'irrigation afghans, qui ont engendré des nappes d'eau stagnante, ainsi qu'un printemps beaucoup plus humide que d'habitude ont créé les conditions pratiquement idéales pour la prolifération des moustiques.