Le CCNI ne recommande pas le mélange des vaccins «dans la mesure du possible»

Cette recommandation a été formulée quelques heures avant que le pays n’atteigne une étape importante dans sa campagne de vaccination : au moins 50 % de sa population a reçu une première dose.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Cette recommandation a été formulée quelques heures avant que le pays n’atteigne une étape importante dans sa campagne de vaccination : au moins 50 % de sa population a reçu une première dose.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande toujours de recevoir deux fois le même vaccin contre la COVID-19 « dans la mesure si possible ».

Cette recommandation a été formulée quelques heures avant que le pays n’atteigne une étape importante dans sa campagne de vaccination : au moins 50 % de sa population a reçu une première dose.

Un vaccin à ARNm à la place d’une deuxième dose d’AstraZeneca pourrait être une option, mais le CCNI attend la publication de plus de données.

L’option de recevoir une dose du vaccin de type Pfizer après avoir reçu un d’AstraZeneca est donc toujours à l’étude.

Le CCNI dit qu’il « n’existe que des données sur la réactogénicité d’un programme mixte avec les vaccins contre la COVID-19 d’AstraZeneca et de Pfizer-BioNTech », mais souligne que des recherches sont en cours à ce sujet.

Une étude espagnole publiée la semaine dernière indiquait que les résultats préliminaires semblaient démontrer qu’une deuxième dose de Pfizer après une première d’AstraZeneca produisait une réponse immunitaire plus forte.

Toutefois, une étude britannique publiée au début du mois révélait qu’une telle séquence de vaccin produisait des effets secondaires initiaux plus forts. Le mélange des vaccins était toutefois considéré comme sûr. Des données supplémentaires sur la question de savoir si le mélange donne des résultats similaires ou meilleurs que deux doses du même vaccin sont attendues d’ici quelques semaines.

Le CCNI a également la porte à la possibilité de recevoir une deuxième dose en provenance de la même famille que le premier.

« Si le produit de vaccination utilisé lors de la première dose n’est pas connu, ou n’est pas disponible, il faut essayer d’administrer une deuxième dose présentant un type similaire de vaccin contre la COVID-19, par exemple, compléter une série ayant commencé par un vaccin à ARNm [comme Pfizer] par un autre vaccin à ARNm », a-t-il écrit.

Ainsi, le CCNI suggère de prendre Johnson & Johnson à la place d’Oxford-AstraZeneca et de prendre Moderna à la place de Pfizer-BioNTech, ou vice-versa.

Toutefois, Santé Canada a bloqué depuis le 1er mai la distribution des 300 000 premières doses du vaccin de Johnson & Johnson, le temps de mener un examen sur la qualité des ingrédients utilisés.

Prudence

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, espère que les autorités joueront de prudence malgré l’apparente accalmie à certains endroits et l’accélération de la campagne de vaccination.

« Nous faisons des progrès constants, avec plus de 31 % moins de cas actifs signalés par rapport au sommet de la troisième vague à la mi-avril, a-t-elle écrit dans un communiqué diffusé samedi. Toutefois, puisque la vitesse de propagation de la COVID-19 reste grande dans un grand nombre de régions, il faut maintenir des mesures de santé publique rigoureuses dans les régions où la COVID-19 se propage. »

Le long week-end de la fête de la Reine (la Journée nationale des patriotes au Canada) préoccupait la Dre Tam.

« Comme les résurgences ont suivi les rassemblements sociaux au cours des longs week-ends et jours fériés passés, le maintien des précautions ce long week-end reste essentiel pour maintenir nos progrès », a-t-elle déclaré.

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