20% des militaires canadiens sont maintenant vaccinés contre la COVID-19

La grande majorité des militaires vaccinés le sont depuis moins de trois semaines, suivant une importante livraison de 37 500 doses destinées aux troupes, le 12 avril.
Photo: Sean Kilpatrick Archives La Presse canadienne La grande majorité des militaires vaccinés le sont depuis moins de trois semaines, suivant une importante livraison de 37 500 doses destinées aux troupes, le 12 avril.

Après un très lent départ, la vaccination contre la COVID-19 dans l’armée canadienne s’est accélérée ces trois dernières semaines, avec désormais un militaire sur cinq ayant reçu sa première dose.

Selon des données obtenues par Le Devoir, environ 15 000 membres des Forces armées canadiennes (FAC) avaient reçu leur première dose du vaccin de Moderna en date du 26 avril, et 1800 avaient reçu leur seconde dose. Ce sont donc approximativement 20 % des militaires admissibles qui ont été vaccinés, selon les calculs de l’armée.

« La vaccination contre la COVID‑19 dans les FAC a lieu de façon volontaire, mais est fortement encouragée. À ce jour, les FAC n’ont reçu de l’Agence de la santé publique du Canada que le vaccin contre la COVID‑19 de Moderna [mais] dans l’avenir, d’autres vaccins contre la COVID‑19 approuvés par Santé Canada pourraient être utilisés par les FAC », a précisé la porte-parole des Services de santé des Forces canadiennes, Julia Scott, par courriel.

La grande majorité des militaires vaccinés le sont depuis moins de trois semaines, suivant une importante livraison de 37 500 doses destinées aux troupes, le 12 avril. Même si la Défense nationale a officiellement lancé sa campagne de vaccination au début de janvier, seulement 1500 doses lui avaient été réservées jusque-là.

Le 8 avril, l’Agence QMI avait révélé qu’une éclosion était en cours à la base militaire de Valcartier, près de Québec, et que l’armée comptait à ce moment une centaine de cas actifs de COVID-19 dans ses rangs.

Les FAC ont établi des cliniques de vaccination dans différentes régions du pays, dans lesquelles les militaires doivent prendre rendez-vous pour recevoir le vaccin. Un système de groupes prioritaires est en place pour vacciner en premier le personnel de santé, comme dans la société civile. Des militaires sont d’ailleurs envoyés en renfort dans les hôpitaux ontariens pour les aider à faire face à la troisième vague. Sont ensuite priorisées les troupes dont le travail les met à risque de contracter le virus ou celles qui doivent participer à des opérations à l’étranger, par exemple.