L'Ontario et l'Alberta abaissent l'âge minimal à 40 ans pour recevoir le vaccin d'AstraZeneca

Plus de 700 000 doses du vaccin AstraZeneca ont été administrées au pays.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Plus de 700 000 doses du vaccin AstraZeneca ont été administrées au pays.

L’Ontario et l’Alberta commenceront à offrir le vaccin Oxford-AstraZeneca aux personnes âgées de 40 ans et plus à partir de mardi, ont annoncé dimanche les deux provinces, après des jours de pression croissante pour abaisser l’âge minimum.

Elles s’étaient précédemment conformées à la recommandation du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) de n’offrir le vaccin d’AstraZeneca qu’aux personnes de 55 ans et plus en raison d’un risque légèrement élevé d’un trouble de caillots sanguins extrêmement rare.

Mais alors que les hospitalisations ont atteint des niveaux sans précédent en Ontario et en Alberta, leurs gouvernements ont indiqué qu’ils allaient élargir l’admissibilité au vaccin.

« L’Alberta abaisse l’âge minimum pour recevoir le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 de 55 à 40 ans, a annoncé sur Twitter le premier ministre albertain, Jason Kenney, dimanche soir. Cette décision est basée sur des connaissances scientifiques croissantes sur le vaccin. »

Il a ajouté que plus d’informations viendraient lundi et que la prise de rendez-vous ouvrirait mardi.

Le bureau de la ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott, a fait une annonce similaire quelques heures plus tôt.

« Sur la base de l’offre actuelle, l’Ontario commencera à offrir le vaccin AstraZeneca contre la COVID-19 aux personnes âgées de 40 ans et plus dans les pharmacies et les établissements de soins primaires de la province à compter de mardi », a mentionné son attachée de presse, Alexandra Hilkene, dans un courriel dimanche soir.

Quelques heures plus tôt, l’homologue fédéral de Mme Elliott avait indiqué lors d’une conférence de presse qu’une telle décision relevait de la compétence des provinces. « Le CCNI fournit des conseils aux provinces et aux territoires, avait évoqué la ministre Patty Hajdu. Ils peuvent adapter leur utilisation d’AstraZeneca selon leur désir et les conseils des autorités de leur propre Santé publique et de leur expertise médicale. »

Elle a fait remarquer que Santé Canada a homologué le vaccin d’AstraZeneca pour une utilisation chez les personnes de plus de 18 ans. 

« Le CCNI continue d’examiner les conseils sur l’utilisation d’AstraZeneca et disposera de directives mises à jour dans un très proche avenir », a ajouté la ministre Hajdu.

Encore en réflexion au Québec

Au Québec, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a indiqué sur Twitter que le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, était toujours en lien avec ses homologues canadiens au sujet de l’âge pour administrer ce vaccin.

« On attend l’avis officiel de nos experts au Québec dans les prochaines heures », a écrit le ministre dimanche soir.

Plusieurs personnes ont hésité à accepter le vaccin d’AstraZeneca en raison d’une pathologie très rare de coagulation sanguine, qui a jusqu’à présent touché deux Canadiens.

Plus de 700 000 doses du vaccin AstraZeneca ont été administrées au pays.

La fréquence globale de cas de caillot sanguin, un effet secondaire connu sous le nom de Thrombocytopénie immunitaire prothrombotique induite par le vaccin, ou TIPIV, a été estimée à environ un cas pour 100 000 à 250 000 doses.

Le risque de développer des caillots sanguins dus à la COVID-19 est beaucoup plus élevé et les experts disent que la population devrait accepter le premier vaccin qui leur est proposé.

Avec Morgan Lowrie à Montréal et Rob Drinkwater à Edmonton

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