La vaccination sans rendez-vous suscite de l’enthousiasme

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

La possibilité pour les Québécois nés au plus tard en 1966 de se faire vacciner sans rendez-vous contre la COVID-19 dès ce jeudi a suscité de l’enthousiasme, en début de journée.

Des images de télévision ont montré que les gens ont fait la queue à l’aube pour obtenir leur accès à une clinique sans rendez-vous qui offre le vaccin d’AstraZeneca seulement.

Parmi ces cliniques, il y en a sept à Montréal, quatre en Montérégie, une à Laval, six en Estrie, deux à Québec et deux autres dans Chaudière-Appalaches, à Lévis et à Saint-Georges, en Beauce.

Dans les régions du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord, la vaccination sans rendez-vous avec le produit AstraZeneca débutera vendredi.

En Abitibi-Témiscamingue, il n’y aura pas de vaccin AstraZeneca compte tenu des souches de variants qui circulent dans cette région.

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Consultez la liste des sites de vaccination sans rendez-vous à travers le Québec.

Dubé content de la fréquentation

De passage au Stade olympique de Montréal, où le vaccin était offert sans rendez-vous, jeudi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’est réjoui de voir les Québécois admissibles répondre à l’appel.

« On est content », a-t-il déclaré, avant de préciser que son équipe allait faire quelques ajustements quant à la distribution des vaccins dans les différentes régions.

« On s’était gardé une marge de manœuvre pour être capable de dire : Est-ce que les régions vont toutes réagir de la même façon ? », a-t-il expliqué.

Le ministre a dit qu’une décision avait déjà été prise d’envoyer en région les vaccins mis de côté le temps d’observer comment se déroulerait la première journée. Ces doses doivent être livrées dès jeudi, notamment dans la région de Québec.

« Donc s’il y a des endroits où ils vont en manquer aujourd’hui, on s’ajuste demain », a-t-il promis.

M. Dubé a précisé que l’offre sans rendez-vous allait se poursuivre encore vendredi.

Une réaction inexpliquée

Mercredi, l’Agence européenne des médicaments (EMA) et l’Agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé ont toutes deux déclaré que le lien entre le vaccin AstraZeneca et certains caillots sanguins rares causés par une faible numération plaquettaire devenait difficile à ignorer même si elles ne pouvaient pas encore l’expliquer.

L’EMA a déclaré qu’au 4 avril, elle avait reçu des rapports de la zone économique européenne et du Royaume-Uni faisant état de 222 cas de caillots dans le cerveau et le système digestif, causés lorsque le corps développe une réponse immunitaire qui attaque les plaquettes. Ce nombre de cas repose sur 34 millions de doses administrées.

Le Royaume-Uni a signalé 79 caillots au 31 mars, chez des hommes et des femmes âgés de 18 à 79 ans. Dix-neuf des cas ont été mortels. Le Royaume-Uni a indiqué que cela reposait sur plus de 20 millions de doses administrées.

Le régulateur britannique des médicaments n’a pas recommandé de limiter l’utilisation du vaccin AstraZeneca, mais le pendant britannique du CCNI canadien l’a fait, affirmant que les adultes entre 18 et 29 ans devraient recevoir le vaccin de Pfizer-BioNTech ou celui de Moderna.

Le Canada s’attend à recevoir environ 6,4 millions de doses d’AstraZeneca d’ici la fin juin.
 



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