L'état de santé du jeune Afghan soigné ici progresse de façon encourageante

Ottawa — Le jeune Afghan de neuf ans venu au Canada afin d'y subir une intervention chirurgicale vitale n'a plus besoin de respirateur artificiel et de sondes d'alimentation, et il respire, mange et boit la plupart du temps sans aide, a affirmé hier Luce Lavoie, porte-parole de l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario, à Ottawa.

Djamshid Djan Popal, qui pesait moins de 22 kilos à son arrivée à l'établissement hospitalier de la capitale fédérale, demeure au service des soins intensifs, mais son état de santé progresse de façon «satisfaisante», a ajouté Mme Lavoie.

Les médecins souhaitent que le garçon reprenne des forces avant de tenter quoi que ce soit pour soigner son coeur, gonflé en raison d'une déficience de naissance.

Lorsque que l'enfant aura repris suffisamment de forces, il sera transféré à l'Hôpital pour enfants malades de Toronto pour y subir l'opération nécessaire. Cela pourrait toutefois prendre du temps, a indiqué Mme Lavoie.

«Les médecins demeurent encouragés par les progrès qu'il réalise, a-t-elle déclaré en entrevue. Il reprend des forces, mais l'évolution de son état demeure très marginale. On ne parle pas de grands progrès. Nous n'en sommes pas encore au point de confirmer la date de l'intervention chirurgicale.»

Les médecins des Forces armées canadiennes, en Afghanistan, avaient diagnostiqué une malformation cardiaque chez le garçon. Leurs collègues de l'hôpital d'Ottawa ont par la suite déterminé que l'enfant souffrait de graves lésions à trois de ses quatre valvules cardiaques. La mère de l'enfant a expliqué que son fils avait souffert d'une fièvre rhumatismale lorsqu'il était petit.