La cavale d’un patient en soins psychiatriques atteint de la COVID-19

L’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir L’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal

L’évasion, rocambolesque, est digne d’un film. Un patient atteint de la COVID-19 s’est enfui mercredi soir de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas en sortant par la fenêtre de sa chambre, au 3e étage, grâce à une « corde » fabriquée à partir de draps. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) vient tout juste de le retrouver.

Le patient s’est évadé seulement 15 minutes après avoir été admis au centre hospitalier, a fait savoir le Dr Gustavo Turecki, chef du département de psychiatrie du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal. « Les fenêtres sont fermées avec des vis. On ne peut pas les ouvrir dans les chambres à pression négative. Mais il a réussi à forcer la fenêtre, je ne sais pas comment il a fait », confie-t-il.

Le malade a récupéré les draps de son lit et ceux d’autres lits inoccupés et les a attachés les uns aux autres. Il a ensuite glissé sur sa « corde » à partir du 3e étage.

Le personnel a contacté les policiers dès qu’il s’est aperçu que le patient s’était sauvé, indique le Dr Gustavo Turecki. « Je n’ai aucune idée des contacts qu’il a eus [pendant sa fuite], dit-il. La Santé publique va faire le travail de traçage. »

C’est la première fois qu’un patient prend la fuite depuis que l’institut Douglas est devenu l’établissement désigné pour accueillir les malades hospitalisés en psychiatrie et atteints de la COVID-19 sur le territoire montréalais.

Depuis l’événement, l’établissement dit avoir vérifié l’ensemble de ses fenêtres afin qu’elles demeurent fermées. Les draps ont aussi été enlevés dans les lits inoccupés. Actuellement, trois patients — y compris l’ex-fugitif — sont hospitalisés à l’institut Douglas.



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