L’usage des écrans bondit chez les jeunes Québécois

76 % des Québécois âgés de 6 à 17 ans passent plus de temps devant leurs écrans à la maison depuis le début de la pandémie.
Photo: iStock 76 % des Québécois âgés de 6 à 17 ans passent plus de temps devant leurs écrans à la maison depuis le début de la pandémie.

Le temps passé devant les écrans a bondi chez les jeunes Québécois depuis le début de la pandémie de COVID-19, selon ce que révèle une enquête rendue publique mercredi par l’Académie de la transformation numérique, un organisme créé par l’Université Laval.

Pas moins de 76 % des Québécois âgés de 6 à 17 ans passent plus de temps devant leurs écrans à la maison depuis le début de la pandémie, selon cette enquête intitulée La Famille numérique.

Quelque 40% des personnes interrogées passent en moyenne plus de 10 heures par semaine à naviguer sur le Web, une hausse de 15 points de pourcentage par rapport à pareille date l’an dernier. Parmi les répondants, 16% consacrent de 11 à 15 heures par semaine et 24 % d’entre eux passent plus de 15 heures par semaine.

Ce sont 59 % des jeunes âgés de 13 à 17 ans qui consacrent en moyenne plus de 10 heures par semaine sur Internet, selon l’enquête.

Par ailleurs, 70 % des jeunes de 6 à 17 ans disposent d’une page de profil personnel sur les réseaux sociaux ou d’une adresse courriel, 13 % de plus qu’un an plus tôt, selon les données colligées par l’étude.

Parents moins strictes

Entre-temps, il semble que des familles aient assoupli les règles parentales liées à l’utilisation d’Internet étant donné le contexte exceptionnel de la pandémie de la COVID-19. Ainsi, 83 % des parents de jeunes de 6 à 17 ans affirment avoir établi des règles qui encadrent le temps passé sur le Web ou l’accès à certains sites, en baisse de 5 points de pourcentage comparativement aux données de l’année précédente.

À propos, 57 % des parents québécois de ces jeunes considèrent comme assez ou très probables les risques que leur enfant soit victime d’intimidation sur Internet. Il s’agit d’une hausse de 13 % en un an.

L’enquête a été réalisée au téléphone et sur le web grâce à deux collectes de données, en octobre et novembre derniers, au cours desquelles 3200 adultes québécois âgés de 18 ans et plus ont été interrogés, dont 595 parents ayant des enfants âgés de 6 à 17 ans.

La marge d’erreur maximale, selon la proportion estimée, se situe à plus ou moins 1,73 % pour la base des adultes québécois âgés de 18 ans et plus et à 4,02 % pour les répondants avec enfants, 19 fois sur 20.

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