Les cas de COVID-19 sont en hausse à Saint-Jean-sur-Richelieu

Saint-Jean-sur-Richelieu compte 10% de tous les cas actifs de la Montérégie, alors que la population de la ville représente 7% de celle de la région.
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne Saint-Jean-sur-Richelieu compte 10% de tous les cas actifs de la Montérégie, alors que la population de la ville représente 7% de celle de la région.

La Direction régionale de santé publique de la Montérégie sonne l’alarme : les nouveaux cas de COVID-19 se multiplient à Saint-Jean-sur-Richelieu. Depuis deux semaines, 338 nouvelles infections ont été détectées dans la ville. Une situation d’autant plus « préoccupante », selon la Santé publique, que la COVID-19 perd du terrain partout ailleurs en Montérégie.

La ville de Saint-Jean-sur-Richelieu compte actuellement 200 cas actifs de COVID-19, signale la directrice régionale de santé publique, la Dre Julie Loslier. « Il s’agit de 10 % de tous les cas actifs de la Montérégie », précise-t-elle. Or, les citoyens de cette ville représentent 7 % de la population régionale.

La COVID-19 se propage dans la ville. « Nous sommes incapables de relier les trois quarts des cas à des éclosions précises », dit la Dre Julie Loslier.

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On recense 25 éclosions en cours à Saint-Jean-sur-Richelieu. L’hôpital du Haut-Richelieu n’y échappe pas. Selon le CISSS de la Montérégie-Centre, quatre unités sont en éclosion. Dans le centre hospitalier, 47 travailleurs et 37 patients ont contracté la COVID-19.

« La tendance n’est pas bonne présentement, dit le maire Alain Laplante. C’est dû à de la contamination communautaire, à de petites rencontres, au partage de virus qui se fait entre citoyens. Au moment où le gouvernement [Legault] nous donne certains assouplissements, on doit faire particulièrement attention. »

La Dre Julie Loslier invite les citoyens à se rendre dans des centres de dépistage s’ils ont des symptômes. « Une bonne part de la population » ne le fait pas actuellement, déplore-t-elle. « En Montérégie, on a plus de deux jours d’attente entre le début des symptômes et le dépistage », précise la médecin. Du temps précieux pour limiter la propagation de la maladie.

Depuis peu, les gens qui ont un mal de gorge, le nez bouché ou le nez qui coule doivent aussi subir un test de dépistage, rappelle la Dre Julie Loslier. Ces symptômes ont récemment été ajoutés à la liste des manifestations possibles de la COVID-19.

Une clinique de dépistage mobile sera déployée dans la municipalité jeudi.

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