Au Canada pour recevoir des soins - Le jeune Afghan sera transféré à Toronto

Ottawa — Les médecins de l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario, à Ottawa, ont fait savoir hier qu'ils enverraient le jeune Afghan de neuf ans à Toronto afin qu'il puisse y subir une intervention chirurgicale au coeur, une fois qu'il aura retrouvé suffisamment de forces.

Toutefois, il leur faudra peut-être des semaines avant qu'ils ne décident de la meilleure façon de soigner Djamshid Djan Popal, aux prises avec un sérieux problème cardiaque.

Soins intensifs

Le frêle garçon se trouve au service des soins intensifs de l'établissement hospitalier de la capitale fédérale depuis qu'il y a été admis, le 2 juillet, après avoir quitté son village situé dans une montagne éloignée de l'Afghanistan.

Le transfert de l'enfant à l'Hôpital pour enfants malades de Toronto sera nécessaire en raison de la complexité de l'opération qui sera pratiquée, a indiqué le Dr Robert Gow, cardiologue en chef de l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario.

De tels transferts de patients sont cependant chose fréquente, a ajouté le Dr Gow, à la tête de l'équipe médicale ayant pris en charge le jeune Afghan, depuis deux semaines.

«Tout est pas mal stable. Djamshid se porte comme prévu», a déclaré le médecin.

Le garçon ne sera pas transféré tant qu'il n'aura pas repris davantage de forces, ce qui pourrait prendre «des jours ou des semaines, selon la façon dont les choses se dérouleront», a ajouté M. Gow.

Le coeur extrêmement faible

Djamshid Djan Popal, dont l'état de santé s'améliore, selon les médecins, pesait moins de 22 kilos à son arrivée au pays, et son coeur était extrêmement affaibli.

La mère de l'enfant a expliqué que son fils avait souffert d'une fièvre rhumatismale alors qu'il était petit. Les médecins croient que cette maladie a laissé le garçon avec de sérieuses cicatrices à trois de ses quatre valvules

cardiaques.

Les chirurgiens ne sauront qu'une fois qu'ils devront opérer quelle sera la meilleure façon de procéder, a indiqué M. Gow.

Il est toutefois probable que l'intervention chirurgicale impliquera le remplacement ou encore la remise en état d'une valve.

Une greffe du coeur complète n'est «absolument pas» envisagée, a ajouté le cardiologue.