Hors du Grand Montréal, les hôpitaux approchent du point de rupture

Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir

Les hôpitaux situés hors du Grand Montréal approchent du point de rupture, selon les prévisions hebdomadaires de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) publiées vendredi.

« Étant donné que près de 60 % des lits réguliers désignés pour les patients COVID-19 sont déjà occupés, des dépassements des limites planifiées ne peuvent être exclus » dans ces régions, note l’INESSS.

Les hospitalisations, dont le nombre « demeure élevé », sont concentrées « dans certains hôpitaux », lit-on dans le rapport de l’Institut, qui se base sur des données colligées jusqu’au 6 décembre.

Les projections laissent par ailleurs entendre que l’occupation des lits désignés pour les patients de la COVID-19 à Montréal et dans les régions avoisinantes « devrait continuer d’augmenter au cours du prochain mois, tout en restant dans les limites planifiées ».

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a publié les prévisions sur les réseaux sociaux en rappelant aux Québécois l’importance de la mobilisation pour ralentir la progression de la COVID-19. « Malgré l’arrivée du vaccin, on doit continuer nos efforts ! » a-t-il écrit.

Les prévisions de l’INESSS sont projetées sur une période de quatre semaines. Elles ne tiennent pas compte des hospitalisations observées depuis le 6 décembre. Elles pourraient être sous-estimées puisqu’elles ne comprennent pas non plus les éclosions en milieux de soins et des facteurs autres que la disponibilité des lits, comme « la disponibilité du personnel et du matériel », souligne l’INESSS.

Les cas qui sont placés en isolement préventif dans les lits d’hospitalisation de même que « les fluctuations du taux de transmission dans les différentes régions » hors de Montréal peuvent aussi biaiser les prévisions.

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