Trois millions de Canadiens devraient être vaccinés contre la COVID-19 d’ici la fin mars

Ottawa confirme que ses contrats avec Moderna et Pfizer, les deux compagnies pharmaceutiques dont le vaccin contre la COVID-19 est le plus avancé, lui garantissent la livraison de six millions de doses d’ici la fin mars, ce qui permettra de vacciner trois millions de Canadiens. Les livraisons pourraient commencer en janvier, ou même avant si tout se déroule bien.

« Oui, nous nous attendons à six millions de doses si les deux vaccins candidats les plus prometteurs, celui de Pfizer et celui de Moderna, sont approuvés, a indiqué jeudi le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, Howard Njoo. Comme il faut administrer deux doses, on envisage donc d’immuniser trois millions de Canadiens. »

Une haute fonctionnaire à Santé Canada, Supriya Sharma, a ajouté que les livraisons débuteraient dès le début de 2021. « Si tout va bien, ça pourrait être plus tôt, mais s’il y a des pépins dans le processus de fabrication ou de distribution, ça pourrait être un peu plus tard. C’est pour cela qu’on ne donne pas de date précise. Certaines personnes donnent des dates — et tant mieux si elles ont confiance en leurs projections —, mais de notre point de vue, il y a beaucoup de paramètres [à régler] et on ne veut pas accroître les attentes envers un objectif que nous ne serions pas capables d’atteindre. »

Le rythme des livraisons s’accentuera par la suite pendant l’année à mesure que la production s’intensifiera ; le Canada a encore espoir de vacciner toute sa population d’ici la fin de 2021.

On ne prévoit pas de grand délai pour l’approbation des médicaments

Le Canada permettra que les vaccins lui soient livrés avant qu’ils soient officiellement approuvés par Santé Canada. Cela permettra une distribution plus rapide au pays une fois les autorisations reçues.

Aucun vaccin contre la COVID-19 n’a encore obtenu le feu vert au Canada — ni aux États-Unis ou en Europe d’ailleurs. Les fonctionnaires de Santé Canada ont indiqué à cet égard qu’ils travaillent de concert avec leurs homologues internationaux et qu’ils s’attendent à ce que les autorisations soient accordées à peu près en même temps. « On ne prévoit pas de grand délai pour l’approbation des médicaments », a indiqué le Dr Marc Berthiaume, de Santé Canada. Aucun vaccin ne peut être administré au pays avant qu’il ne soit approuvé par l’organisme.

Qui aura le vaccin en premier ?

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), un organisme fédéral piloté par la microbiologiste-infectiologue québécoise Caroline Quach-Thanh, a déjà concocté les critères pour déterminer qui devrait être vacciné en premier.

Sans surprise, les personnes âgées et celles affligées d’une pathologie les rendant vulnérables arrivent en tête de liste, suivies des travailleurs de la santé, des personnes vivant avec un individu vulnérable et des travailleurs essentiels (policiers, pompiers, employés d’épicerie). Arrivent enfin les personnes qui sont à risque parce qu’elles vivent dans des communautés isolées ou des lieux restreints : les Autochtones, les prisonniers, les sans-abri fréquentant des refuges ou encore les travailleurs agricoles migrants hébergés chez leur employeur.

Les provinces seront libres de respecter ou pas cet ordre de priorité.

 

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