Les différents niveaux de sévérité de la COVID-19

Un patient souffrant de la COVID-19 était transporté par des ambulanciers à l’hôpital Jean-Talon de Montréal, au printemps.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir Un patient souffrant de la COVID-19 était transporté par des ambulanciers à l’hôpital Jean-Talon de Montréal, au printemps.

Dans un article republié ces jours-ci dans le New England Journal of Medecine, des médecins américains ont mis à jour leur description de la COVID-19 et des traitements potentiels. Voici un aperçu des différents niveaux de sévérité de la maladie et des interventions que le corps médical peut considérer pour chacun d’entre eux.

 
  • Cas présymptomatique ou asymptomatique. Le virus est en pleine réplication. Dès cette étape de la maladie, l’isolement du patient est essentiel pour éviter la propagation du coronavirus. L’apparition de symptômes doit être surveillée.
  • Symptômes légers (toux, fièvre, problème d’odorat, etc.). Le virus poursuit sa réplication et c’est ce qui occasionne les symptômes. Certains traitements expérimentaux, comme les anticorps monoclonaux, visent à réduire la charge virale à ce stade de l’infection. Il n’existe cependant pas encore de résultats scientifiques justifiant l’intégration de ces remèdes dans la pratique régulière.
  • Symptômes modérés (infection du système respiratoire inférieur, taux d’oxygène sanguin égal ou supérieur à 94%). Pour ces patients, une hospitalisation peut se révéler nécessaire. La réplication virale est encore le moteur de la maladie, mais des problèmes d’inflammation peuvent s’y additionner. L’administration de remdésivir, un antiviral surtout utilisé dans les cas les plus sévères, peut commencer à être envisagée par les professionnels de la santé.
  • Symptômes graves (taux d’oxygène sanguin inférieur à 94%, respiration rapide, accumulation de liquide dans les poumons). L’hospitalisation est nécessaire. Pour ces malades, la réaction disproportionnée du système immunitaire est la cause principale des symptômes. Un apport supplémentaire en oxygène peut aider. À partir de ce stade, l’administration de dexamethasone, un glucocorticoïde qui calme la réponse immunitaire, est envisageable.
  • Symptômes critiques (insuffisance respiratoire, dysfonctionnement de certains organes). L’emballement du sytème immunitaire met en danger la vie de ces patients. Toutes les stratégies cliniques mentionnées précédemment peuvent être utilisées.



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