Legault défend sa gestion de la pandémie

En ce qui aurait pu être le premier jour de relâchement des mesures sanitaires, le gouvernement Legault donne une conférence de presse au sujet de la pandémie de COVID-19.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne En ce qui aurait pu être le premier jour de relâchement des mesures sanitaires, le gouvernement Legault donne une conférence de presse au sujet de la pandémie de COVID-19.

Une fois de plus, le premier ministre François Legault a tenu à défendre jeudi sa gestion de la deuxième vague de la pandémie de coronavirus.

En conférence de presse, il n’avait ni annonce à faire ni nouvelle mesure à imposer ou à retirer, mais il tenait à dire que les mesures sanitaires en place au Québec en zone rouge n’étaient « pas plus dures qu’ailleurs » dans le monde.

M. Legault a aussi insisté pour dire qu’il est faux de prétendre que le bilan du Québec est un des pires au monde.

Il a donné l’exemple des États-Unis et de la France. Toutes proportions gardées, on a enregistré mercredi aux États-Unis 80 000 nouveaux cas, soit « deux fois plus » qu’au Québec, et en France, on a rapporté 36 000 nouveaux cas en 24 heures, soit « cinq fois plus qu’au Québec ».

Suivez l'évolution de la COVID-19 au Québec

Consultez notre tableau de bord interactif.

Il a réaffirmé que la situation au Québec demeurait critique, mais stable, avec environ 1000 nouveaux cas chaque jour d’infections à la COVID-19 depuis plusieurs semaines. « C’est élevé, mais en même temps c’est sous contrôle », a-t-il estimé.

La stratégie en vigueur au Québec vise toujours à réduire le nombre de contacts interpersonnels.

Avec le retour des températures plus froides et le fait que les gens sont davantage enfermés à la maison, à moins de deux mètres, le mois de novembre sera un test important de la capacité du Québec de contrôler la situation, a dit de son côté le ministre de la Santé, Christian Dubé.

« Le mois de novembre est très important pour tester ce qui va se passer dans l’hiver », a-t-il observé, ajoutant que le virus se répandait « beaucoup plus facilement dans un environnement sec ». Dans ce contexte, l’observation stricte des mesures sanitaires va devenir encore plus préoccupante, selon son évaluation.

Un vaccin en janvier ?

Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a quant à lui fait miroiter la possibilité d’avoir accès à un vaccin contre la COVID-19 « dès le début de l’hiver, janvier, février prochain ». Il n’a cependant pas élaboré sur les informations scientifiques ou les données probantes sur lesquelles il s’appuyait pour faire cette affirmation.

De mercredi à jeudi, le Québec a rapporté 1030 nouveaux cas et déploré 25 décès. M. Legault s’est réjoui du fait que, si on compare au printemps, on compte bien moins de décès dans les CHSLD. Le nombre d’hospitalisations est à la baisse, pour un total de 509.

À voir en vidéo