Les lits pourraient manquer dans le Grand Montréal

Les régions de Montréal, Laval, les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie sont celles où la situation est la plus critique.
Photo: Adil Boukind Archives Le Devoir Les régions de Montréal, Laval, les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie sont celles où la situation est la plus critique.

Pour la première fois depuis le début de la deuxième vague, l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) s’inquiète de voir le Québec manquer de lits pour les personnes atteintes de la COVID-19 au cours des prochaines semaines.

Les régions de Montréal, Laval, les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie sont celles où la situation est la plus critique.

« Les projections suggèrent que les capacités hospitalières seront atteintes au terme du prochain mois, et plus rapidement encore en ce qui a trait aux lits de soins intensifs », écrit l’INESSS dans sa plus récente projection des besoins hospitaliers, publiée vendredi.

De concert avec l’Université McGill, l’INESSS a mis au point un modèle de prédiction des besoins en ressources hospitalières. Il se base sur les données du ministère de la Santé pour produire ces projections chaque semaine.

Il y a deux semaines, et encore la semaine dernière, l’INESSS jugeait que la capacité hospitalière était suffisante pour quatre semaines.

Or voilà qu’il fait état de signaux inquiétants au sujet de la grande région montréalaise. « Les mesures pour limiter la transmission ont été intensifiées depuis le début octobre », note néanmoins l’INESSS. « Ces dernières pourraient avoir un impact sur les hospitalisations dans les prochaines semaines, impact qui n’est pas encore observé. »

Hors du Grand Montréal, « même si la tendance démontre une augmentation des hospitalisations et de l’utilisation de lits de soins intensifs, les projections à ce jour ne prévoient pas un dépassement des capacités », note l’INESSS.

Le Québec recensait vendredi 1102 nouveaux cas de COVID-19, huit hospitalisations de plus et 21 nouveaux décès. De quoi faire dire au premier ministre, François Legault, que « ça continue d’être très préoccupant ».

« Seule bonne nouvelle, c’est qu’il semble y avoir une stabilisation sur le nombre de nouveaux cas », a-t-il néanmoins souligné. « On était à peu près à 200 cas par jour et on a monté, en un mois, à 1000 cas par jour. Là, la moyenne des sept derniers jours est autour de 1000 », a-t-il déclaré.

Pas moins de 1016 classes sont fermées en raison du coronavirus, a-t-il par ailleurs annoncé.

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