Un bris d’équipement entraîne des délais dans le dépistage en Montérégie

Un appareil qui analyse les tests de dépistage de COVID-19 a cessé de fonctionner pendant trois jours en Montérégie, ce qui entraîne maintenant d’importants délais dans la transmission des résultats, confirment les autorités locales.

Dans un courriel envoyé à une citoyenne en attente de résultat dont Le Devoir a pris connaissance, le CISSS de la Montérégie-Ouest indique que « pour les tests effectués les 28 et 29 septembre, le délai pourrait aller jusqu’à mercredi le 7 octobre ».

« Nous sommes désolés pour les inconvénients, la réception des résultats peut être long dû à une problématique des laboratoires en Montérégie », écrit le CISSS. Pour le moment, il est toujours « impossible » au sein de l’organisation, ajoute-t-on, de « divulguer les résultats par courriel ou texto ».

Interrogé à ce sujet, le CISSS de la Montérégie-Centre explique les délais actuels par la « hausse très importante des dépistages effectués au cours des dernières semaines », ainsi que par le bris d’un analyseur au laboratoire de l’hôpital Charles-Le Moyne, à Longueuil.

« [Ç’]a réduit momentanément la capacité d’analyse des tests, précise le CISSS, dans un courriel. Conséquemment, cette situation a un impact sur la transmission des résultats, qui accuse des retards. »

Le CISSS de la Montérégie-Centre dit suivre la situation « de près » et déployer « tous les efforts » pour « revenir à des délais d’analyse inférieurs à 24 heures ». L’établissement assure transmettre habituellement les résultats de tests en 24 à 48 heures.

Pas la seule région à connaître des ratés

La Montérégie n’est pas la seule région à éprouver des problèmes dans la transmission des résultats de tests de COVID-19. Des citoyens ont dû patienter pendant plus d’une semaine dans la région de Québec. L’un d’eux a même appris son diagnostic de COVID-19 dix jours après son dépistage.

Il y a une semaine, le premier ministre François Legault a qualifié d’« inacceptable » les délais d’attente de « plusieurs jours ». Il a souligné que ce sont les laboratoires, et non les centres de dépistage, qui peinent à fournir à la demande. Le gouvernement travaille « très fort », a-t-il précisé, pour fournir les résultats « rapidement ».

Depuis le 29 septembre, le nombre de prélèvements effectués au Québec varie entre 20 000 et 33 000 par jour.

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