Montréal et Québec devraient passer en zone rouge

Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne

La multiplication des cas de COVID-19 force la main au gouvernement Legault : le passage de Montréal et Québec en zone rouge devrait être annoncé à 17 h 30 lundi soir.

Le premier ministre François Legault a convoqué les journalistes pour une conférence de presse. Il sera accompagné par le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

Cette sortie publique sera d'ailleurs la première du premier ministre depuis son confinement volontaire. François Legault avait dû se soumettre à un test de dépistage il y a deux semaines, après que le chef conservateur Erin O'Toole, qu'il avait rencontré, eut été déclaré positif à la COVID-19..

Déjà, dimanche soir, le ministre de la Santé, Christian Dubé, estimait que les deux villes étaient « très, très près d’une zone rouge », et que le changement était imminent. « Des décisions difficiles pour les bars et les restaurants » seront aussi prises, avait-il aussi dit en direct sur le plateau de Tout le monde en parle.

 

La couleur de chaque région est choisie en fonction de plusieurs facteurs, dont le nombre de nouveaux cas déclarés chaque jour.

Pour être en zone rouge, une région doit notamment dépasser le seuil de 10 cas quotidiens par tranche de 100 000 habitants. Dans l’ensemble du Québec, on rapportait dimanche 896 nouveaux cas, soit l’équivalent de 10,6 pour 100 000 personnes. Dans la région de Montréal, la situation était encore plus critique : on recensait 375 nouveaux malades, c’est-à-dire 18,3 pour 100 000 personnes — un sommet en près de cinq mois.

« On est sur une pente ascendante, très manifestement. Exponentielle, peut-être pas, explique la Dre Caroline Quach-Thanh, microbiologiste-infectiologue à l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal. Pour reprendre le contrôle, il faut rechercher les contacts, tester massivement et donner les résultats rapidement. »

Avant de décréter qu’une région bascule en zone rouge, les autorités considèrent non seulement le nombre de nouveaux cas, mais aussi — entre autres — la proportion de tests positifs, le nombre moyen de contacts des nouveaux cas, l’occupation des lits en soins intensifs et le nombre de nouvelles hospitalisations.

La décision dépend finalement des informations qualitatives provenant des enquêtes épidémiologiques et des directeurs régionaux de santé publique.