Sept décès liés à la canicule de juin à Montréal

Avec la pandémie de COVID-19, les endroits pour se rafraîchir demeurent limités.
Photo: Valérian Mazataud Archives Le Devoir Avec la pandémie de COVID-19, les endroits pour se rafraîchir demeurent limités.

Sept Montréalais sont morts lors de la dernière vague de chaleur extrême, qui a atteint son apogée le 22 juin. Des paramédics et des hôpitaux ont signalé ces décès à la Direction régionale de santé publique de Montréal.

Ce bilan est moins lourd que lors de la canicule de 2018, où une cinquantaine de personnes étaient mortes en raison de la chaleur extrême, signale le Dr Maxime Roy, médecin-conseil à la Direction régionale de santé publique de Montréal.

La COVID-19 pourrait y être pour quelque chose. Des gens vulnérables, comme les aînés ou des personnes ayant une maladie chronique, ont pu mourir du coronavirus avant l’arrivée de cette canicule, explique le Dr Maxime Roy.

« Si la COVID-19 est venue nous emporter, on ne sera évidemment pas là lorsqu’il fera chaud », fait remarquer le médecin. Un phénomène de « déplacement de mortalité » pourrait donc être survenu. « On est en train de regarder [cette hypothèse], indique le Dr Maxime Roy. Il faut la valider. »

Si le mercure atteint 36 °C, comme prévu aujourd’hui, la Direction régionale de santé publique de Montréal passera en mode « interventions » dès demain. La vague de chaleur sera alors qualifiée d’extrême, selon les critères d’Environnement Canada. Des premiers répondants, comme des pompiers, feront du porte-à-porte dans des quartiers jugés vulnérables afin de s’assurer que les citoyens se portent bien.

Depuis jeudi, Urgence Santé dit noter une légère augmentation des appels pour des problèmes de santé liés à la chaleur.

Le Dr Maxime Roy recommande à la population de prendre des « répits de chaleur » d’environ deux ou trois heures afin de diminuer leur température corporelle.

Avec la pandémie de COVID-19, les endroits pour se rafraîchir demeurent toutefois limités. À Montréal, des jeux d’eau, des piscines et des brumisateurs sont notamment accessibles. Les bibliothèques sont ouvertes, mais leur accès se limite aux comptoirs de prêt.

Les autorités de santé publique rappellent qu’une douche, un bain ou une serviette mouillée pour rafraîchir la peau peuvent être salutaires. Boire beaucoup d’eau est aussi essentiel.

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