Québec devra patienter avant d’avoir les 1000 paires de bras demandées

Même le 6 juillet, ils ne seront pas 1000 employés et bénévoles de la Croix-Rouge dans les CHSLD, a confirmé son porte-parole, Carl Boisvert.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Même le 6 juillet, ils ne seront pas 1000 employés et bénévoles de la Croix-Rouge dans les CHSLD, a confirmé son porte-parole, Carl Boisvert.

Le premier ministre du Québec, François Legault, n’aura pas les 1000 paires de bras demandées pour vendredi, date prévue de la fin de la mission militaire dans les CHSLD.

Les soldats venus prêter main-forte ont déjà commencé à plier bagage pour laisser place à la Croix-Rouge canadienne, qui les remplacera de façon progressive à compter du 6 juillet.

Or, même le 6 juillet, ils ne seront pas 1000 employés et bénévoles de la Croix-Rouge dans les CHSLD, a confirmé son porte-parole, Carl Boisvert, à La Presse canadienne jeudi.

Le recrutement est toujours en cours et il va bon train, selon M. Boisvert. Les candidats, qui n’ont pas besoin d’avoir une expérience médicale, suivront une formation express avant d’être déployés.

Sur son site web, la Croix-Rouge affiche toujours des postes variés, spécifiant qu’ils peuvent être rémunérés ou bénévoles : aide de service, préposé aux bénéficiaires et préposé à l’administration, entre autres.

Il est précisé que les personnes recrutées devront s’engager à travailler un minimum de quatre semaines dans un centre et que des mandats plus longs seront offerts.

Les Forces armées canadiennes prévoient pour leur part garder dix équipes militaires, composées d’un infirmier et de six techniciens médicaux, prêtes à être déployées en cas d’urgence après le 26 juin.

Ces 70 membres des FAC représentent une fraction de ce qui était demandé par le premier ministre Legault.

Au plus fort de la crise, quelque 1400 militaires se trouvaient dans 25 établissements de soins de longue durée au Québec. Ils ont aidé à pallier à un manque de main-d’œuvre criant.

Leur mission devait se terminer le 12 juin ; elle a été prolongée de deux semaines, jusqu’au vendredi 26 juin.

Questionné sur la transition à venir, jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a souligné que « les conversations continuent de façon extrêmement positive » avec Québec.

« Comme j’ai dit depuis le début, le fédéral ne va pas laisser tomber les aînés au Québec. On va être là pour aider la province à reprendre (le) contrôle de la situation dans les CHSLD », a-t-il dit.

Son ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, fera le point en compagnie du président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne vendredi, selon nos informations.

Par ailleurs, comme il le fait aux deux semaines, le ministère de la Défense nationale a mis à jour le nombre de cas de la COVID-19 chez ses soldats qui ont été déployés en CHSLD.

Au Québec, en date du 24 juin, six militaires présentaient des symptômes de la maladie, 35 autres en avaient été guéris.

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