Les leçons à tirer de 100 jours d’urgence sanitaire

Une infirmière auxiliaire auprès d’une patiente à l’aréna Jacques-Lemaire, à Montréal, qui a été transformé en hôpital.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Une infirmière auxiliaire auprès d’une patiente à l’aréna Jacques-Lemaire, à Montréal, qui a été transformé en hôpital.

En 100 jours d’urgence sanitaire, la pandémie a exposé au grand jour certaines failles du réseau de la santé et les ratés dans la gestion de catastrophes. Leçons à tirer de la première vague, pour mieux se préparer à la prochaine.

 

MATÉRIEL  


Faire des réserves

Tout est parti de là : pénurie d’équipement de protection personnelle (EPI), rationnement extrême hors des hôpitaux, contamination des employés, devenus des étincelles dans la forêt fragile et aride des CHSLD, chargés de protéger les patients les plus vulnérables. « C’est le temps de rebâtir de façon massive nos réserves de masques, d’EPI et de médicaments. À l’avenir, un seul organisme devrait gérer les stocks, savoir en temps réel la quantité de matériel qui se trouve où, et pouvoir l’acheminer en priorité là où en on a le plus besoin, en fonction des données épidémiologiques du jour », suggère le Dr François de Champlain, urgentologue et chef d’équipe en traumatologie au Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Au début de la crise, des hôpitaux de soins aigus étaient blindés comme des forteresses, d’autres mal pourvus, alors que dans les CHSLD, les troupes étaient au front, sans protection.

 

INFORMATIQUE
 

Sus aux dinosaures

Pour remplir le dossier d’un patient, le Dr de Champlain doit encore ouvrir jusqu’à cinq interfaces sur son ordinateur. « À l’urgence, mes demandes de consultation passent encore par un fax. On travaille avec un système archaïque et la pandémie a profité de ce maillon faible. » Vétusté de certains bâtiments, bureaucratie ankylosant plusieurs pans du vaste réseau de la santé, décisions centralisées et gestion en vases clos ont mis des bâtons dans les roues et lié les mains de plusieurs acteurs. Plusieurs CHSLD, décapités de leurs directions par la réforme Barrette, n’ont pu réagir du tac au tac. « L’informatisation, c’est le nerf de la guerre. On doit s’attaquer à ça de façon urgente, en faire une priorité nationale. C’est la clé de la réponse aux catastrophes », ajoute Robert Choinière, démographe et conseiller pour l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS).

 
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Manifestation du personnel de l'Hôpital de Saint-Jérome pour réclamer plus de temps de repos.


PERSONNES VULNÉRABLES  


Revoir les soins


La pandémie est entrée par effraction chez les plus vulnérables, là où la porte était grand ouverte. « Il faut rapidement repenser complètement les milieux de vie pour ces personnes, les rendre plus sécuritaires, stopper le recours aux agences de personnel et stabiliser les équipes de soins », affirme la Dre Marie-France Raynault, professeure émérite à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. « On refusait d’avoir à choisir entre qui serait soigné ou non à l’hôpital, mais on l’a fait indirectement en négligeant les gens en CHSLD », estime Robert Choinière. Faut-il amorcer un virage radical vers plus de soins à domicile ? Oui, mais ce ne sera pas suffisant, ajoute ce dernier. « On veut réformer les CHSLD, mais la population vieillit, et le nombre d’aînés gravement malades qui ne pourra être soigné à domicile augmente aussi. Même avec 10 000 employés de plus, la crise des CHSLD n’est pas finie. Ça fait 10 ans qu’on a le même nombre de lits et il en faudra plus. » Une enquête du coroner est en cours, et le premier ministre François Legault a promis la tenue d’une commission scientifique et technique sur les causes de l’hécatombe survenue dans les CHSLD.

 

GESTION  


Accroître la surveillance


La capacité à traquer tout virus émergent dépend d’un réseau sentinelle agile. Or, les coupes massives en santé publique ont émasculé ce réseau de surveillance. « Pour la prochaine vague, il faut augmenter notre capacité à retrouver rapidement les cas. Ce n’est pas les appels par téléphone qui peuvent seuls régler ça si on se retrouve avec 200 cas dans une éclosion », affirme le Dr Karl Weiss, infectiologue à l’Hôpital général juif. Le professeur à l’Université de Montréal croit qu’on ne pourra éviter complètement les solutions technologiques de traçage. Dépister demeure le nerf de la guerre, et accélérer le suivi des cas avec un logiciel pour la recherche de contacts. « Le logiciel doit être implanté au plus vite pour éviter que les données soient encore saisies sur papier. Pour le dépistage, on sent un relâchement. Il faut cibler les milieux de travail à risque, les abattoirs, les travailleurs agricoles. Pour ça, il faut engager au moins 1000 inspecteurs en santé publique en milieux de travail », ajoute la Dre Raynault.

 

DIRECTIVES  


Haut les masques

Le masque ? Non, oui, peut-être. La grande région de Toronto vient de l’imposer dans le métro. Sinon, rester à un mètre, à un mètre et demi, à deux mètres de distance ? Les humains ne sont ni précis ni malléables comme un gallon à mesurer. La valse-hésitation du gouvernement Legault et l’ergotage sur l’utilité réelle du masque ont fortement nui à son adoption par la population, jugent des experts de santé publique. La science change, mais le public, lui, y a perdu son latin. « Il va falloir être plus précis dans les communications, car en santé publique, le message, c’est la prescription. La prévention repose en grande partie sur l’adhésion aux consignes », ajoute le Dr Raynault. « Ça devient majeur depuis que la distanciation est réduite et les regroupements autorisés », selon Michel Camus, ex-épidémiologiste à Santé Canada. « Si 80 % des gens le portent, ça aurait l’effet d’un vaccin, sans le vaccin. 140 pays l’ont fait [port obligatoire] Pourquoi on lésine ? » soulève le Dr de Champlain. Sans punir quiconque, le masque devrait être distribué et promu, pense le Dr Weiss. Largement porté au Vietnam et en Corée, le couvre-visage a permis à ces pays d’être épargnés par la COVID-19. « Avant la prochaine vague, utilisons tous les outils possibles, dont le masque. Car là, on n’a rien, dit le Dr Weiss. Pas de vaccin, peu de traitements. »

Photo: Valérian Mazataud Le Devoir De l’équipement médical à l’Hôpital général juif de Montréal
 

VICTIMES COLLATÉRALES  


Soigner, toujours soigner

Une des erreurs des derniers mois aura été de placer tous les œufs dans le même panier et de mettre sur la glace la quasi-totalité des activités hospitalières, estiment plusieurs observateurs. Un arrêt qui a plombé la santé de patients déjà malades, devenus victimes indirectes de la pandémie. Accidents cardiaques, cancers avancés, hémorragies cérébrales : autant de conditions favorisées par la mise au neutre des suivis médicaux, dont il faudra un jour dresser le triste bilan. « Il faut pouvoir faire face à une épidémie, tout en continuant de soigner les gens qui en ont besoin », affirme le Dr Karl Weiss. « On a déconfiné la société avant de déconfiner les hôpitaux. Ce n’est pas vrai que la télémédecine peut tout régler », estime le Dr de Champlain. « Monopoliser des hôpitaux hyperspécialisés, notamment en traumatologie ou en chirurgie cardiaque, pour en faire des centres prioritaires de traitement de la COVID-19, a eu un fort impact sur leur mission et infecté une partie du personnel. « Il faut avoir l’humilité de changer les plans, de repenser les rôles de chacun pour que nos unités de soins intensifs ne soient pas mobilisées que par des patients COVID. Avec le déconfinement, il y a déjà plus d’accidents et de blessés. Et il faut pouvoir assurer ces soins-là rapidement. »

Isabelle Paré

 

MONTRÉAL  


Garder à l’oeil les quartiers défavorisés

Un des constats qui se dégagent de la crise de la COVID-19, c’est que le coronavirus frappe plus fort dans les quartiers défavorisés. Ainsi, les cas de contamination sont deux fois et demie plus nombreux dans les quartiers pauvres que dans les secteurs mieux nantis de la métropole, a observé la Direction de la santé publique. À ce chapitre, Montréal-Nord et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve figurent en tête de liste.

Si une deuxième vague survenait, les autorités municipales et sanitaires devraient être promptes à agir dans ces quartiers plus vulnérables, estime Sasha Dyck, infirmier de profession et citoyen actif dans Parc-Extension, un quartier où l’indice de pauvreté est élevé. « On a un peu sacrifié les aînés et les travailleurs de la santé lors de la première vague. J’ai peur qu’on sacrifie des travailleurs précaires dans la deuxième », souligne-t-il.

Selon lui, les autorités doivent agir en matière de logement et de dépistage précoce, tout en portant une attention particulière aux conditions de travail des employés au statut précaire, comme les réfugiés, plus particulièrement ceux du secteur agroalimentaire, où les inspections sont insuffisantes, dit-il.

La mairesse de Montréal-Nord, Christine Black, estime qu’il importe, en cas de seconde vague, de déployer rapidement des cliniques de dépistage mobiles et d’en publiciser la présence. La pandémie a aussi démontré qu’il fallait adapter la communication avec les citoyens : « Il y a des gens qui n’ont pas accès à Internet ni à la télévision. Ça prend d’autres mesures, comme les organismes sur le terrain et les camions crieurs. »

Mais selon elle, des actions à moyen et long terme seront aussi requises : « Il faut investir dès maintenant dans des projets structurants qui pourront avoir un impact sur l’emploi, l’éducation et l’accès à des médecins. »

Jeanne Corriveau

 

GOUVERNANCE  


Un message clair et des obligations de résultat

Le premier ministre François Legault s’est adressé à la population québécoise sur une base quotidienne depuis la salle Evelyn-Dumas de la colline Parlementaire. À plus d’une occasion, la machine gouvernementale a été incapable de suivre le rythme de ses annonces. Et elle l’a parfois contredit.

Des milliers de candidatures de volontaires se sont perdues dans les méandres du site Web Je contribue. Des proches aidants se sont retrouvés devant des portes closes malgré la volonté de Québec de leur permettre de retrouver les leurs. Des employés du réseau de la santé se sont trouvés exposés à une infection à la COVID-19 après avoir reçu des consignes de gestionnaires qui tranchaient avec les demandes de Québec. Des directeurs d’école et des enseignants ont dû naviguer à vue, car les consignes du ministère de l’Éducation se succédaient, mais ne se ressemblaient pas.

Les messages étaient-ils assez clairs ? Ou les chemins sinueux qu’ils ont empruntés dans l’appareil d’État les ont-ils déformés ? « Moi, je pense que, dans chaque établissement, il devrait y avoir un patron ou une patronne », a déjà statué François Legault. Le chef du gouvernement suivra à l’œil les patrons des CISSS et des CIUSSS, à qui il a fixé des « obligations de résultat ». De quoi éviter de répéter les appels à l’aide aux médecins spécialistes et aux soldats de l’armée canadienne, ou même le recours à des députés et ministres afin qu’ils revêtent masques et visières pour prêter main-forte en CHSLD.

Marie-Michèle Sioui et Marco Bélair-Cirino

Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Une infirmière revêt son équipement de protection au CHSLD Émile McDuff.
 

ÉDUCATION
 

Un virage techno se pointe à l’horizon

Dans l’ambiance feutrée de la Cinquième Salle de la Place des Arts, le ministre Jean-François Roberge avait réuni le gratin du réseau de l’éducation, cette semaine, pour son annonce sur la rentrée scolaire de l’automne. Les gestionnaires avaient tous la même préoccupation : se préparer pour la deuxième vague d’infections au coronavirus.

La rentrée scolaire aura beau se faire autant que possible en classe, du préscolaire jusqu’à l’université, le mot d’ordre est d’être prêt à offrir l’enseignement à distance. N’importe quand. Sans préavis. Il semble clair que l’enseignement hybride est en train de s’implanter, ne serait-ce qu’en partie, avec ou sans pandémie.

L’exemple de l’Ontario et d’autres États, qui se sont tournés illico vers l’enseignement à distance au mois de mars, a montré cruellement le retard du Québec en matière de « technopédagogie ».

Une part importante du corps enseignant se méfie de l’engouement pour les technologies. Ces profs rappellent que l’enseignement en ligne est une manière facile d’offrir des cours peu coûteux et fort rentables, notamment aux étudiants (locaux ou étrangers) du réseau collégial ou universitaire. La majorité des profs se sont démenés pour offrir un suivi pédagogique à leurs élèves durant la pandémie, mais certains admettent en privé qu’ils craignent d’avoir démontré à leurs patrons les vertus de l’enseignement en ligne.

Certains profs, dépassés par le virage technologique, ont devancé leur retraite. Ceux qui restent se préparent à relever le défi de l’après-COVID : profiter des avancées technologiques sans sacrifier la valeur inestimable de l’enseignement en présence.

Marco Fortier

Photo: Renaud Philippe Le Devoir Un ambulancier désinfecte son matériel.
 

ÉCONOMIE  


«On a été trop loin dans la mondialisation»

Cette crise sanitaire a démontré une capacité de réaction rapide des gouvernements, de la banque centrale et des entreprises à une situation exceptionnelle et non prévue. Elle a également mis à nu les limites de la mondialisation.

« Dans cette mondialisation des 10 à 12 dernières années, le pendule a été un peu trop loin. La crise nous démontre qu’il n’est pas sain de voir toutes ces chaînes d’approvisionnement complètement délocalisées », retient Gaétan Morin, président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ.

La pandémie nous a ramenés à notre capacité à satisfaire nous-mêmes nos besoins essentiels. « Nous avons eu de très beaux exemples de réadaptation rapide de chaînes de montage et de créativité de nos entrepreneurs québécois, poursuit Gaétan Morin. La question à se poser est : suis-je trop intégré mondialement ? »

François Dupuis acquiesce. « Sans tomber dans le protectionnisme, il ressort de cette crise un besoin d’une plus grande autonomie et de protection des secteurs-clés. » Le vice-président et économiste en chef du Mouvement Desjardins ajoute que la crise sanitaire a démontré l’importance d’avoir des finances publiques en ordre. Ottawa disposait d’un niveau d’endettement raisonnable avant d’affronter la pandémie alors que Québec, malgré un ratio d’endettement élevé, pouvait miser sur une marge de manœuvre budgétaire.

François Dupuis s’est également dit surpris par la capacité des acteurs à prendre rapidement le virage numérique. Et cette crise aura mis en vedette le télétravail. « Nous nous dirigeons probablement vers un modèle hybride, ce qui fera l’affaire de nombre d’entreprises. Les travailleurs seront moins nombreux à vouloir travailler cinq jours par semaine au bureau. »

Gérard Bérubé

 

CULTURE
 
 

De nouveaux modèles plus balisés que jamais

La pandémie a cruellement mis en lumière la catastrophe de la distanciation sociale dans un milieu qui carbure à l’échange et à la communion. Une deuxième vague ne changera rien à cette essence, même avec l’émergence de nouveaux modèles, plus modestes, plus balisés que jamais, qui se mettent prudemment en place. Car la crise nous a appris que même si l’imaginaire est du côté des artistes, il vient un moment où l’expression « se réinventer » ne passe plus. Que les arts vivants ne sont PAS les arts numériques. Qu’il est temps, en la matière, que les GAFAM paient leur part. Que le modèle financier est en miettes, qu’il faut le repenser, le solidariser. Qu’un budget de 400 millions de dollars, ça inclut pas mal de vieil argent. On a aussi compris qu’un concert sur Facebook Live, c’est chouette, mais que 107 concerts sur Facebook Live, c’est aliénant. Qu’il n’y a rien comme flâner en librairie. Qu’il ne faut jamais tenir pour acquise l’action de flâner, par ailleurs. Qu’Olivier Kemeid a une sacrée belle plume. Que les maquilleurs et les coiffeurs sont des créateurs d’une importance capitale. Que même le premier ministre attend la fin de District 31. Que rien ne remplacera jamais une sortie au théâtre. Que les émissions devant public sans public, c’est bien aussi. Que CAMILO est un héros. Que Ricardo a une superfibre de youtubeur. Que même un vil éleveur de tigres à la coupe Longueuil peut devenir une star planétaire. Mais, fondamentalement, on a compris que sans culture, ce confinement aurait été diablement plus douloureux.

Natalia Wysocka

 
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Une infirmière interragit avec une résidente au CHSLD Émile McDuff.

5 commentaires
  • Shanti Legault - Inscrite 20 juin 2020 05 h 54

    Et les dommages psychosociaux

    Bel article qui fait le tour des secteurs d'activité de la société... mais on laisse dans l'ombre un enjeu crucial: les dommages collatéraux sur la santé mental de la populaion québécoise. Maladies mentales, solitude, isolement, stress, violence congjugale et familiale, ... la liste est longue. La population a souffert du confinement, qui s'est généralisé avec des règles homogènes dans toute la province, malgré la grande disparité de la situation quant à la présence de la COVID et aux risques de contamination. L'encouragement à la dénonciation a aussi provoqué une méfiance généralisée et une surcharge du système de sécurité. Différents modèles de confinement devraient être réfléchis, afin de limiter les conséquences psychosociales du confinement. Par exemple, encourager les familles à se jumeler: avoir un cercle restreint d'amis ou de famille que l'on peut cotoyer, encourager les gens sérieux dans leurs confinement à se jumeler avec une personne isolée, ... Fermer les frontières régionales, oui, mais laisser les gens se cotoyer là où la COVID est presque inexistante. Bref, évaluer les dommages liés à un confinement total versus le risque réel de contagion. La gestion actuelle a balayé sous le tapis les effets nocifs du confinement en omettant les facteurs psychosociaux et l'éventuelle psychosomatisation qu'ils induisent chez les individus, portant une atteinte directe à la santé mentale et physique de la population.

  • helene lambert - Inscrite 20 juin 2020 09 h 41

    Pas d'accord sur certains points

    'commission scientifique et technique': c'est une perte de temps et d'argent. L'on sait pourquoi ce fut une écatombe en CHSLD: pas de directeur, pas de personnel, pas d'équipement.. c'est ça la conclusion.
    'Haut les masques': on fait référence à la Corée, au Vietnam qui ont portés le masque: La Suède, la Suisse, la Norvège, pas d'obligation de port de masque et la pandémie est sous contrôle. Alors avant d'obliger la population à quelques règles de contraintes (nous ne sommes pas communistes), prendre le temps de faire les études nécesaires sur le virus. De plus, le fait de manipuler le masque avec nos mains rend la propagation aussi facile que sans le masque. Le virus ne vole pas, alors la distanciation et le lavage des mains sont pertinents, le port du masque pourrait être pertinent dans des situations de foules, de gens malades et un choix personnel.
    'Accroitre la surveillance' : je préfère être en confinement que d'avoir une application de contrôle...Avec la 5G qui s'en vient, il y a beaucoup trop de risques que cette technologie soit appliquée à tout autre choses que le 'virus'. non, non et non.
    'ÉCONOMIE': oui 'tombons' dans le protectionnisme, on défend, protège, développe à l'intérieur avant de s'épendre à l'extérieur de 'notre maison', ce n'est pas de l'égoisme mais du gros bon sens. et Développons notre indépendance aux autres, ce sera excellent pour l'économie.

  • Roland Wikaryjak - Inscrit 20 juin 2020 10 h 44

    Une leçon

    inspirée par la sagesse du Docteur Weiss : Il vaut mieux survivre masqué ou confiné que risquer sa vie par grégarité.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 20 juin 2020 15 h 56

      Le bon Dr Horacio a échappé le ballon lorsqu'il a semblé dire que le masque ne servait à presque rien contre tous les md en faveur

      et même obligatoire en public.Depuis même sans obligation les résultats me semble visibles mais je suis un autre gérant d'estrade.

  • Mikhael Said - Abonné 20 juin 2020 15 h 32

    Merci

    Il est rare en ce moment de voir un article fouillé et intelligent sur cette après pandémie, entre les recherches des scénarios catastrophe qui inhibent toute réflexion, la prescription normative d'une société qu'on croirait tout droit sorti d'une dystopie de "black mirror" ou des résumés baclés de résultats de la recherche médicale, salmigondis de copiers-collers dont personne ne comprend plus le sens. Que l'on soit d'accord ou non avec les constats et les solutions évoqués ici, il offre un programme réflexions politiques sur lesquelles devraient se concenter les journaux pour les prochains mois car il invite à penser à quelle société nous voulons et pourquoi des sociétés riches comme les nôtres ont été incapables de gérer cette crise correctement.