La mort d’une préposée aux bénéficiaires passée sous silence

Photo: Ashlee Rezin Garcia Chicago Sun Times via AP

Une préposée aux bénéficiaires de la résidence Place Lacordaire, une ressource intermédiaire privée de l’est de Montréal, est décédée de la COVID-19 en mai dernier, mais la mort de cette nouvelle victime de la pandémie parmi les employés du réseau de la santé a été passée sous silence.

Contacté par Le Devoir, le CIUSSS de l’Est-de-l'Île-de-Montréal, bien qu’attristé par le décès de cette employée qui travaillait sur son territoire, a dit regretter que cette information se soit retrouvée dans le journal électronique interne de l’établissement, notamment en raison d’enjeux liés à la confidentialité. La référence à cette préposée et sa photo ont d’ailleurs été retirés du journal interne du CIUSSS pendant la journée.

La famille n’a pas voulu commenter son décès.

Une employée de la direction a refusé mercredi de donner plus de détails sur les circonstances de son décès, jugé comme une « affaire privée ». « On est tous affectés, c’est sûr », a-t-elle ajouté, précisant devoir garder ces informations confidentielles par respect pour la famille.

Le décès de cette préposée aux bénéficiaires n’en reste pas moins un des tristes exemples du lourd tribut payé par les employés du réseau de la santé et leurs familles. Ce cas rappelle celui de Amoti Furaha Lusi, une préposée aux bénéficiaires enceinte, infectée sur son lieu de travail, qui a contaminé ses cinq enfants et dont le mari a été emporté le 21 mai par la COVID-19. Un fonds d’urgence a été mis en place pour venir en aide à la famille.


À voir en vidéo