Le dépistage du cancer du sein reprend au Québec

Les centres de dépistage peuvent recommencer dès maintenant à procéder aux mammographies de dépistage.
Photo: Damian Dovarganes Associated Press via La Presse canadienne Les centres de dépistage peuvent recommencer dès maintenant à procéder aux mammographies de dépistage.

Les mammographies de dépistage du cancer du sein reprennent au Québec. Les femmes dont le test a été annulé en raison de la pandémie de COVID-19 auront un nouveau rendez-vous prochainement.

Dans une nouvelle directive émise le 4 juin, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) annonce la reprise des activités de dépistage du cancer du sein. D’ici vendredi, chaque région devra présenter un plan au MSSS qui l’approuvera.

Les centres de dépistage peuvent toutefois recommencer dès maintenant à procéder aux mammographies de dépistage des femmes qui ont vu leur rendez-vous annulé au cours des trois derniers mois.

Quant aux examens de suivi annuels de cancer du sein, ils peuvent être repris en zone froide, tout comme les suivis de 6 et 12 mois, indique le MSSS.

« C’est une bonne nouvelle ! » dit la Dre Geneviève Tondreau, médecin-conseil et responsable médicale du Programme québécois de dépistage du cancer du sein à la direction régionale de santé publique de Montréal.

Depuis quelques semaines, des médecins plaidaient en faveur d’une reprise rapide du dépistage et des suivis chez les femmes ayant déjà eu le cancer du sein. Ils craignaient une accumulation des cas dans les hôpitaux cet été.

La reprise pourrait varier d’une région à l’autre. « Chaque région doit évaluer sa capacité à investiguer et à traiter les cas détectés, dit la Dre Geneviève Tondreau. Si on dépiste un cancer du sein et qu’une femme ne peut pas être vue par un chirurgien avant trois mois, on n’est pas plus avancé. »

La médecin souligne toutefois que la « majorité des cancers du sein » dépistés dans le cadre du programme « progressent lentement ».

Au Québec, plus de 350 000 mammographies sont effectuées dans le cadre du Programme québécois de dépistage du cancer du sein, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Les femmes de 50 à 69 ans sont invitées à subir un test de dépistage tous les deux ans.

Avec la pandémie, bien des femmes qui se sont inscrites volontairement au programme hésitent à subir une mammographie de dépistage, de crainte de contracter la COVID-19, indique la Dre Geneviève Tondreau. « Mais les centres de radiologie respectent à la lettre les règles de la santé publique, comme la distanciation de deux mètres », tient-elle à préciser.

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