Le Collège des médecins promet un meilleur suivi des plaintes

<p>Il arrivait auparavant «peu souvent» que le Collège communique avec un patient qui portait plainte contre un médecin, a reconnu son président, Mauril Gaudreault.</p>
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Il arrivait auparavant «peu souvent» que le Collège communique avec un patient qui portait plainte contre un médecin, a reconnu son président, Mauril Gaudreault.

Le Collège des médecins s’est engagé lundi à changer ses méthodes immédiatement afin d’assurer un « contact téléphonique régulier » avec les citoyens qui se plaignent du travail d’un médecin les ayant traités.

Il arrivait auparavant « peu souvent » que le Collège communique avec un patient qui portait plainte contre un médecin, a reconnu son président Mauril Gaudreault, lors d’un entretien avec Le Devoir.

Désormais, « il va y avoir un contact téléphonique régulier avec le plaignant, au début et à la fin de l’enquête et, si nécessaire, [un contact] en personne », a annoncé Dr Gaudreault, en précisant que ces changements entraient en vigueur dès aujourd’hui. Le contact entre le Collège et les plaignants permettra de « s’assurer de la compréhension des faits qui sont relatés dans [les] plaintes » et d’expliquer les conclusions d’une enquête, a-t-il ajouté.

« Pas de nouvelles de personne »

Le Soleil rapportait lundi matin l’histoire d’un homme de 89 ans qui a porté plainte au Collège des médecins après avoir subi une douloureuse chirurgie pour une cataracte à laquelle une résidente a participé sans qu’il ne donne son consentement éclairé.

L’homme dénonçait entre autres le traitement de sa plainte, entendue par le Collège des médecins sans que sa version des faits ne soit sollicitée. « Je n’ai pas eu de nouvelles de personne, on ne m’a pas appelé, pas contacté », a-t-il raconté au Soleil.

Après avoir appris par courrier recommandé que sa plainte avait été rejetée, l’homme a contacté le comité des plaintes du Collège des médecins. Leur réponse ? « Si vous n’êtes pas content, appelez votre député. »

« Je trouve ça surprenant d’avoir une réponse comme ça », a réagi Mauril Gaudreault. « Vous aurez compris qu’on est en pleine période d’introspection sur nos façons de faire, donc des choses comme ça, soyez assurés qu’on va veiller à ce que ça ne se fasse plus », a-t-il affirmé.

Cette « période d’introspection » a aussi entraîné une réunion d’urgence de certains membres du Collège des médecins lundi matin. C’est au terme de celle-ci que l’ordre professionnel a décidé de changer ses façons de faire et de communiquer avec les plaignants lors du dépôt de plaintes.

L’enjeu fera aussi partie des discussions futures du Collège, qui prépare son nouveau plan stratégique. Déjà, ses membres envisagent de mettre sur pied un système d’aide pour les plaignants. « Quand, par exemple, vous pensez à rédiger une plainte, eh bien, il pourrait y avoir une ressource au Collège qui vous aiderait à [la] rédiger », a suggéré le Dr Gaudreault. « On n’a pas mis ça en place maintenant, mais on va y réfléchir  », a-t-il promis.