La consommation de vin rouge liée à une flore intestinale en santé

Les auteurs de l’étude estiment que cette association est due aux polyphénols contenus dans le vin rouge et qui servent notamment de carburant aux bactéries de notre organisme.
Photo: Georges Gobet Archives Agence France-Presse Les auteurs de l’étude estiment que cette association est due aux polyphénols contenus dans le vin rouge et qui servent notamment de carburant aux bactéries de notre organisme.

Les amateurs de vin rouge ont une flore intestinale plus diversifiée que les autres, ont constaté des chercheurs britanniques.

Ils ont aussi mesuré chez ces amateurs des taux plus faibles d’obésité et de « mauvais » cholestérol.

Les chercheurs du King’s College London examinent dans le journal médical Gastroenterology l’impact de la bière, du cidre, du vin rouge, du vin blanc et des spiritueux sur le microbiome intestinal et la santé de 916 jumelles britanniques.

Première constatation : la flore intestinale des amateurs de vin rouge est plus diversifiée que celle des amateurs de bière, de cidre, de vin blanc ou de spiritueux.

L’auteure principale de l’étude, la docteure Caroline Le Roy, a expliqué dans un communiqué que « si on connaît depuis longtemps les bienfaits inexpliqués du vin rouge pour la santé du coeur, cette étude démontre qu’une consommation modérée de vin rouge est associée à un microbiome intestinal plus diversifié et plus en santé, ce qui explique en partie les effets bénéfiques sur la santé dont il est question depuis longtemps ».

L’impact du microbiome intestinal sur la santé retient de plus en plus l’attention des chercheurs. Un déséquilibre entre les « bonnes » et les « mauvaises » bactéries pourrait ainsi réduire l’efficacité du système immunitaire, engendrer une prise de poids ou causer une hausse du cholestérol.

L’association entre la consommation de vin rouge et la diversité de la flore intestinale a aussi été observée chez des sujets américains et néerlandais. Au total, près de 3000 personnes ont été étudiées dans trois pays. L’association a survécu à l’inclusion de facteurs comme l’âge des participants, leur poids, leur alimentation et leur statut socioéconomique.

Les auteurs de l’étude estiment que cette association est due aux polyphénols contenus dans le vin rouge et qui servent notamment de carburant aux bactéries de notre organisme.

La docteure Le Roy a dit que même une consommation très occasionnelle de vin rouge, par exemple une fois toutes les deux semaines, semble suffisante pour obtenir un bienfait.